Toutes les références aux années 1970-1980 dans «Stranger Things» | Le Sac de chips
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Toutes les références aux années 1970-1980 dans «Stranger Things»

À peine quelques semaines après sa sortie sur Netflix, on qualifie déjà Stranger Things de série culte. Impossible d’en douter devant la pluie d’éloges qui déferle sur les médias sociaux et le déluge d’articles et de billets de blogues qui encensent la série: c’est assurément le buzz de l’heure.

Véritable hommage aux années 1980, Stranger Things nous replonge immanquablement en enfance, dans un monde peuplé de créatures mystérieuses, de quêtes épiques et de héros insoupçonnés.

Si Stranger Things fait vibrer si habilement notre fibre nostalgique, c’est que ses créateurs, les frères Matt et Ross Duffer, ont puisé généreusement leurs inspirations dans les classiques du cinéma de genre qui ont marqué la jeunesse des générations X et Y.

Outre les clins d’œil évidents à E.T. (la perruque d’El, la course folle en BMX pour échapper aux méchants agents du gouvernements) et à La guerre des étoiles (le Faucon Millénium, la figurine de Yoda, les multiples références à Lando) et les nombreuses affiches intégrées plus ou moins subtilement dans l’arrière-plan (Jaws, The Thing, Tom Cruise, Evil Dead), les deux frères ont parsemé leur série de références visuelles et de dialogues tout droits sortis de films d’horreur, de science-fiction et d’aventure des années 1970 et 1980. Et c’est sans mentionner la trame sonore, qui aurait tout aussi bien pu être composée par le maître de l’horreur, John Carpenter (on la doit plutôt à Kyle Dixon and Michael Stein du groupe S U R V I V E).

Le journaliste et réalisateur français Ulysse Thevenon illustre de bien brillante façon ces nombreux parallèles dans sa vidéo partagée sur Vimeo et relayée par Branchez-vous, qui place côte-à-côte des séquences de Stranger Things et des extraits de E.T., Alien, Les Goonies, Poltergeist, Firestarter et plusieurs autres.

Dans certains cas, des scènes entières ont été calquées presque plan par plan, notamment lorsque Eleven arpente seule la maison de Mike, portrait miroir de la scène dans laquelle E.T. erre chez Elliott dans le film culte de Spielberg.

Mais comme Quentin Tarantino avec Kill Bill, les Duffer Brothers évitent de tomber dans le simple pastiche. De toute évidence, c’est par nostalgie et par amour pour le genre qu’ils empruntent de façon si libérale, et non par manque d’imagination.

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