14 moments oubliés (ou pas) de la course à la chefferie du PQ | Le Sac de chips
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14 moments oubliés (ou pas) de la course à la chefferie du PQ

Quatre candidats ont survécu aux hostilités et sont toujours dans la course à la succession de Pierre Karl Péladeau: Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon. On les félicite d'ailleurs d’avoir tenu le coup.

Vendredi, le sauveur tant attendu, qui aura la chance de démissionner dans quelques mois après une mutinerie, sera enfin (!) choisi par les membres du Parti Québécois qui ont déjà commencé à voter.

Voici 10 moments oubliés (mais pas vraiment) de cette course annuelle qui nous est apparue plus longue que le règne de PKP à la chefferie du PQ.

1 | Commotion au PQ: Lisée se lance après d’interminables réflexions

Après s’être retiré avec fracas de la précédente course à la direction par qu’il estimait n’avoir aucune chance de battre Pierre Karl Péladeau (finir deuxième, ce n’était pas imaginable), Jean-François Lisée n’a pas surpris grand monde en décidant (après y avoir longuement réfléchi) de reprendre là où il l’avait laissé... une fois le «moment Péladeau» passé.

2 | La journée où on a appris qui était Paul St-Pierre Plamondon

En se lançant dans la course, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP, pour les intimes) est passé d’orphelin politique (et de fédéraliste déçu) à aspirant-chef du principal parti souverainiste... évidemment? C’est aussi le moment où tout le Québec a découvert qui était le nouveau Léo Bureau-Blouin.

3 | Tous les députés derrière Cloutier

Jugeant probablement que celui-ci était le plus susceptible de remporter la course, la quasi majorité des députés (14) se sont rangés derrière le petit gars de Chicoutimi. Oups, maintenant qu’il est au coude à coude avec Lisée, certains doivent se mordre les doigts...

4 | Véronique Hivon forcée de se retirer

Forcée au repos complet en raison d'une labyrinthite sévère, Véronique Hivon a dû se retirer définitivement de la course en août dernier. La députée de Joliette, absente de la scène politique depuis, n’a donné son appui à aucun autre candidat, préférant demeurer neutre.

De toute façon, même quelqu’un en pleine forme ressortirait amoché d’une course péquiste.

5 | «Hey!» de Jean-François Lisée

Lors du premier débat officiel, Jean-François Lisée, s’est fâché. Incapable de terminer sa phrase, il a lancé un «Hey!» bien senti à son rival Alexandre Cloutier. 

Le modérateur Gilles Gougeon a même dû les mettre en punition en fermant les micros des aspirants-chefs. 

6 | Le supposé appui de Adil Charkaoui à Cloutier

Trouvant probablement que les couteaux volaient trop haut, Lisée a décidé de dénoncer «l’appui» de l’imam controversé Adil Charkaoui à Cloutier.

Cloutier n’était pas content et ne s’est pas gêné pour lui répondre: «C’est pas vrai.»

C’est à ce moment qu’Agnès Maltais est rentrée dans le tas et a fustigé l’ex-conseiller de Parizeau pour une histoire de mitraillettes dans la burqa. Lisée a tout de même précisé que son jupon dépassait: elle appuie publiquement Cloutier.

Sylvain Gaudreault, en bon chef de famille à bout, a tenté de calmer sa marmaille, sans succès (évidemment.)

Photo d'archives

À partir de là, on a perdu le fil.

7 | Une belle-mère s’invite dans la course

Une course du PQ ne serait pas une course du PQ sans l’intervention d’au moins une belle-mère. Gilles Duceppe s’en est chargé, encore... L’ex-ex-chef bloquiste soutient que Jean-François Lisée n’est pas digne d’être chef du Parti québécois, estimant que d’associer Alexandre Cloutier à Charkaoui était «irresponsable».

Archives

Ben coudonc. Merci Gilles.

8 | Martine qui?

Le PQ a décidé de faire une publicité dans laquelle tous ses députés se nomment. Mais il en a oublié une. Comble du malheur, c’est une des trois députés dans la course à la chefferie. Une sur trois, c’est ce qu’on appelle une bonne moyenne au bâton.

Illustration Philippe Melbourne Dufour

#JeSuisMartineOuellet

9 | Nicolas Marceau propose sa vision (incompréhensible) de l’indépendance

Même s’il ne se présente pas à la course à la chefferie, Nicolas Marceau y est allé de sa propre proposition référendaire... qu’il n’a de toute évidence pas soumise à la Loi sur la clarté. Il propose que, trois ans après s’être emparé du pouvoir, le PQ tienne un référendum une consultation lors de laquelle la population serait appelée à choisir entre l’indépendance et un fédéralisme renouvelé imaginé par un «négociateur fédéraliste crédible» nommé par... le PQ.

Hein? Tous les députés essaient encore de comprendre sa stratégie... sauf Martine Ouellet qui n’était pas là lors du pitch parce qu’elle n’avait pas reçu le mémo.

10 | Lisée se chicane avec Michel C.

Il n’y a pas qu’avec ses rivaux que Jean-François Lisée se chamaille. En entrevue avec Michel C. Auger la semaine dernière, le député de Rosemont semblait pour le moins exaspéré par les question du journaliste qui portaient exclusivement sur l’identité.

Malaise.

11 | Les 72 débats

Tout le monde en parle, La soirée est (encore) jeune!, Le Devoir, au Téléjournal... il n’y a qu’à Ricardo et qu’à Célibataires et nus que les aspirants chefs ne sont pas allés débattre. Dommage!

Montage Philippe Melbourne Dufour

12 | Le maudit establishment

L’ex-orphelin-devenu-péquiste-par-dépit a accusé l'establishment du PQ de nuire à la course en lui barrant l’accès aux militants dans certaines circonscriptions.

#JeSuisBernie

13 | Aussant qui redevient membre du PQ

Après avoir quitté le PQ, fondé un parti, quitté le parti qu’il a fondé et lancé une tournée d’assemblées de cuisine citoyennes, Jean-Martin Aussant est revenu au bercail en redevenant membre du PQ. Tous les chemins mènent... au PQ, même si une fois rendu, t’es pas sûr que c’est là que tu voulais aller.

14 | La fois où on a su que le «t» dans Ouellet était facultatif

Ce qu’on retient du débat organisé par le quotidien Le Devoir: le «t» à la fin de Ouellet est muet. Ouellè. C’est bien comme ça qu’on le prononce, Brian?