Elle passe le fer plat aux pouliches | Le Sac de chips
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Elle passe le fer plat aux pouliches

TROIS-RIVIÈRES | Une femme de 35 ans aime tellement les pouliches qu’elle peut les laver et leur passer le fer plat jusqu’à minuit le soir quand elle en trouve à ajouter à sa collection.

Sophie Guillemette restaure ses nouvelles pouliches avec attention. Elle les lave, leur fait un shampooing, les peigne et leur passe les cheveux au fer plat quand les crinières ne sont plus en bon état.

La collectionneuse possède plus de 650 pouliches différentes qu’elle a retapées au fil des ans, sans compter celles qu’elle a deux fois. Elle raconte avoir acheté et restauré la même pouliche jusqu’à cinq fois, pour s’assurer d’avoir la meilleure possible.

«Une pouliche qui vient d’un marché aux puces, si elle n’est pas lavée, je ne sais pas si elle est mieux que la mienne», explique-t-elle.

Son conjoint Mathieu Naud est attendri par sa passion.

«Moi je peux me lever le matin et voir qu’elle a peigné des pouliches jusqu’à minuit. Il y en a partout sur le bord du bain, sur le bord du lavabo», dit-il en riant.

La collectionneuse a une quinzaines de caisses de pouliches à la maison. Chaque boîte est identifiée avec les années où la compagnie Hasbro les a fabriquées, ce qui permet de les classer plus facilement, car chaque pouliche est identifiée sous une patte.

Elle tient également un inventaire dans un cahier de notes, ce qui lui permet d’identifier rapidement les pouliches manquantes.

Nostalgie

Sophie Guillemette estime que sa collection peut valoir quelques milliers de dollars, si on compte les jouets, les accessoires, les maisons et les châteaux qu’elle possède. Elle ne s’attend pas à faire beaucoup d’argent avec cela un jour.

« Les pouliches, ce n’est pas rare. C’est un jouet qui a été super populaire depuis 1981 », dit-elle.

Elle se voit d’abord comme une collectionneuse accrochée à l’esthétique de la pouliche.

«Je suis à la base quelqu’un de nostalgique. Tout ce qui est années 80, vintage, pop, plastique, ça me parle beaucoup. Je suis bien colorée comme personne et je trouve ça vraiment joyeux. Les pouliches, je pense que c’est le produit année 80 kitsch le plus représentatif», dit-elle

Son chum ajoute qu’elle retombe un peu en enfance.

«C’est un adulte qui fait de la restauration, mais je vois un enfant qui trippe avec ses affaires. Toutes les mauvaises nouvelles, tout est oublié», dit-il.

 

Ses propres créations

Sophie Guillemette a même des pouliches qu’elle a créées elle-même à partir de pouliches existantes. Elle les a repeintes, et leur a placé une certaine couleur de cheveux, en ayant en tête différentes personnalités humaines.

«J’en ai fait une verte qui a un logo de recyclage, pour représenter les écologistes. J’en ai une qui a un signe d’argent, pour les gens plus riches. Il y en a une que c’est le E, de Internet Explorer», explique-t-elle.