Leonard Cohen en 12 chansons | Le Sac de chips
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Leonard Cohen en 12 chansons

Ce soir, Montréal perd un de ses plus grands ambassadeurs. Les mélomanes, eux, pleurent un des plus grands poètes contemporains.

Retraçons l’œuvre de Leonard Cohen en 12 chansons...

«Suzanne» et «So Long, Marianne»

Dès son premier album («Songs of Leonard Cohen», par en 1967), l’artiste frappait fort.

On y retrouvait ces deux chansons devenues cultes depuis. Tout d’abord reconnu pour ses poèmes, Cohen — qui a déjà joué de la guitare pour un groupe country lorsqu’il était adolescent — voulait tenter sa chance en musique à Nashville.

Il aura finalement le béguin pour New York et sa scène folk.

«Famous Blue Raincoat»

Un extrait du fameux «Songs Of Love and Hate», son troisième album lancé en 1971.

Chanson composée sous forme de lettre, le fameux manteau mentionné dans la pièce existait vraiment et appartenait à l'artiste.

Tori Amos a notamment repris ce classique pour «Tower Of Song», une compilation de reprises de Cohen parue en 1995.

«Chelsea Hotel #2»

Un extrait de «New Skin for the Old Ceremony», son troisième disque paru en 1974.

Sur cette chanson lascive, Cohen raconte une aventure vécue avec Janis Joplin. En entrevue avec la BBC en 1994, le chanteur aurait confié qu’il regrettait d’avoir révélé l’identité de son amante.

«Death of a Ladies' Man»

Sur son cinquième album du même nom (lancé en 1977), Leonard Cohen innovait en s’associant à Phil Spector.

Cohen, réputé pour son approche minimaliste, se frottait alors au fameux «mur de son» mis de l’avant sur de nombreux albums signés par le célèbre producteur.

«The Lost Canadian»

Sur «Recent Songs» (1979), son sixième disque, Cohen adaptait en chanson ce classique du poète québécois Antoine Gérin-Lajoie.

«Dance Me to the End of Love» et «Hallelujah»

C’est sur son septième album — «Various Positions» (1984) — qu’on retrouvait ces deux classiques.

Malgré son titre romantique, «Dance Me to the End of Love» aurait été inspirée par l’Holocauste.

La légende veut que «Hallelujah» ait été écrite puis réécrite à plusieurs reprises avant d’être endisquée.

Cohen aurait notamment écrit une version complètement épuisée, en sous-vêtement, tout en se cognant la tête contre le plancher d’une chambre d’hôtel.

«First We Take Manhattan», «Everybody Knows» et «I’m Your Man»

Trois chansons inoubliables sur un même album. Faut quand même le faire!

En bref: «First We Take Manhattan» se voulait une réponse au terrorisme religieux. 

«Everybody Knows» s’est déjà retrouvée au 4e rang d’un palmarès des meilleures chansons selon les lecteurs de Rolling Stone.

Dans une entrevue accordée à l’auteur Paul Zollo, Cohen a dit qu’il a tellement travaillé sur le texte de la pièce titre qu’il a sué sur son carnet de notes!

«Traveling Light»

Sur cet extrait du dernier album de Cohen — paru il y a quelques semaines à peine —, l’artiste confiait qu’il s’éteint à petit feu.

Il y mentionnait, notamment, qu’il ne pouvait plus jouer de guitare et que cette chanson était... un au revoir.