Stéphanie Boulay s’ouvre avec sincérité sur ses troubles alimentaires
Stéphanie Boulay a partagé un message touchant sur Instagram lundi. La chanteuse du groupe Les sœurs Boualy débute son discours en affirmant que d’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours voulu perdre du poids.
«C'est fucked up être une femme, être un humain dans le fond, pis se voir tout le temps, en photo, à la télé, à côté de monde toujours plus beau pis plus mince que soi. Que tu pèses 100 ou 300 livres, la douleur du combat est là pareil», écrit-elle.
La jeune femme poursuit en racontant qu’après avoir passé une superbe journée où elle était bien dans sa peau, dans son corps, elle est tombée sur une photo d’elle, alors âgée de 11 ans.
«Je croyais vaguement avoir déjà souffert d'anorexie, parce que je sais que ma mère m'avait déjà emmenée chez le médecin un moment donné en lui disant que je mangeais tellement rien que j'étais rendue faible pis anémique. Le médecin m'avait examinée pis avertie que si j'engraissais pas, il allait me placer en institut psychiatrique. J'ai tout de suite pris du poids pis on en a plus reparlé», confie l’artiste.
Stéphanie explique ensuite que même si elle a tenté de minimiser cet épisode «dans sa tête d’adulte», elle sait très bien au fond qu’elle était malade et que clairement elle n’est pas encore guérie, même si ça ne paraît plus de l’extérieur.
«Notre société a fait un pas depuis qu'on "accorde" le droit aux filles enrobées de poser dans des magazines et de défiler pour des beaux vêtements chers. On les appelle "rondes", "taille plus", alors qu'on appelle les minces-maigres rien pantoute. Je me suis déjà aussi demandé: les filles "moyennes" comme moi, elles sont où dans les magazines, dans les défilés?», se questionne-t-elle.
«On peut-tu essayer de faire une mini différence dans la vie d'une couple de petits enfants de 11 ans qui stressent déjà sur la forme de leur corps versus leur place dans le monde? S'ils sont bien dans leur peau, ils vont peut-être mieux pouvoir s'en occuper que nous, du monde», conclut la musicienne.