Une organisatrice de Black Lives Matter accuse Trudeau d'être un «terroriste suprémaciste blanc» | Le Sac de chips
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Une organisatrice de Black Lives Matter accuse Trudeau d'être un «terroriste suprémaciste blanc»

Samedi dernier, lors d’un rassemblement du groupe Black Lives Matter à Toronto, une organisatrice a accusé Justin Trudeau d'être un «terroriste suprémaciste blanc». Elle a aussi affirmé que la Ville de Québec était une «colonie de suprématie blanche».

La manifestation à laquelle participaient plusieurs organismes et des milliers de citoyens avait pour but de dénoncer l’islamophobie et les politiques de Donald Trump en matière d’immigration.

Le discours prononcé à partir de la boite d’une camionnette par Yusra Khogali a même semblé confondre ses propres partisans. Quand elle a fait mention de la volonté de Trudeau de vouloir accueillir plus de réfugiés au Canada, la foule a chaudement applaudi.   

Khogali a rapidement mis fin à l'enthousiasme des manifestants. «N’applaudissez pas», leur a-t-elle dit.

Elle a ensuite avancé l’idée que les propos du premier ministre n’étaient que de la manipulation et de la poudre aux yeux. Selon elle, Trudeau contribue à «l’effacement de la vraie histoire de ce territoire». Elle a ensuite fait allusion au «génocide des autochtones et à l’esclavage des noirs sur lesquels est fondé ce pays». 

«Ne vous laissez pas duper par cette bullshit libérale.» Yusra Khogali, organisatrice Black Lives Matter Toronto

Elle a terminé la portion de son discours sur le premier ministre canadien en le traitant de menteur, hypocrite et de «terroriste blanc suprémaciste».  

En réponse au maire de Toronto qui a qualifié sa ville de sanctuaire pour les réfugiés, elle a mis en doute le bien-fondé de cette affirmation. Elle a cité en exemples les décès de noirs aux mains des policiers de la métropole. 

La vidéo se termine avec la jeune femme appelant les gens à s’unir et à combattre.

Dans une seconde vidéo, on peut l’entendre rendre hommage aux victimes de la tragédie de Québec. Elle y aborde aussi les difficultés d’être de confession musulmane dans un pays qu’elle qualifie comme étant un «État de colons blancs». 

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