La Commission de toponymie révèle ses 12 coups de coeur à l'occasion de la St-Valentin | Le Sac de chips
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La Commission de toponymie révèle ses 12 coups de coeur à l'occasion de la St-Valentin

Aucune route ne mène au lieu portant le plus beau nom du Québec, selon la Commission de la toponymie qui vient de révéler ses douze coups de cœur annuel à l’occasion de la St-Valentin.

La Commission désigne chaque année des noms québécois représentant des lieux géographiques avec une poésie et une histoire qui se démarquent. La sélection est créée à partir de différents critères tels que l’harmonie des sons, l’originalité et la mise en valeur du patrimoine culturel de son emplacement. Voici les coups de cœur 2017 retenus parmi les 1 675 toponymes officialisés l’an dernier.

1. Île à Charnettes

Cette petite île à 5 km au large du village isolé de Tête-à-la-Baleine, en Basse-Côte-Nord, porte le plus beau nom du Québec, selon la Commission. Elle l’a désigné comme «coup de foudre» de l’année. La charnette est une technique de pêche aux phoques consistant à déployer un filet entre deux îles. Tête-à-la-Baleine est inaccessible par la route. La pêche aux phoques a longtemps été une importante partie du gagne-pain de la centaine d’âmes qui y résident aujourd’hui.

2. Lac du Bonheur de Lucienne

C’est en souvenir la baie-comoise Lucienne Jourdain décédée en 2014 à l’âge de 94 ans que l’endroit a été nommé. Pour elle, pêcher et chasser dans ce secteur au nord-ouest de Baie-Comeau était un vrai «bonheur». Le romantisme est à l’honneur puisque tout prêt, le lac Charles-Auguste a jadis été baptisé en l’honneur de son défunt époux Charles-Auguste Deschênes.

3. La baie du Tison de Feu

À quelques kilomètres du village de La Romaine, en Basse-Côte-Nord, le soleil couchant a inspiré ce nom aux randonneurs. Le spectacle contemplé à la fin de la journée aurait été comparé par plusieurs d’entre eux à l’apparition de flammes sur la baie.

4. Passe à Toute

Un autre coup de cœur provient aussi du village de La Romaine. Il désigne le passage entre les îles Hapeuian et Ahkauhipanan. C’est simplement la grande facilité avec laquelle les bateaux et autres embarcations peuvent circuler dans l’espace qui lui a valu ce nom.

5. Allée du Mocock

Ce sont les Algonquins qui sont derrière le nom de cette allée des Laurentides. Le terme Mocock désigne un récipient en écorce de bouleau utilisé par les communautés amérindiennes pour conserver les aliments. Les voies de communication du secteur sont d’ailleurs toutes inspirées par ce peuple.

6. Avenue des Midinettes

Le chœur des Midinettes est une chorale de 36 femmes fondée en 1941, à Shawinigan. Elles se sont produites dans plusieurs galas au Québec et ont même donné des représentations aux États-Unis. La petite avenue a été nommée en leur honneur.

7. Île du Cimetière

Cette île de l’Outaouais a vu le jour lors de la mise en eau du barrage High Falls en 1929, sur la rivière du Lièvre. L’opération avait submergé des terres où se trouvait notamment un cimetière qui desservait la communauté allemande de Bowman. L’île du Cimetière d’une superficie de moins d’un kilomètre carré est la seule partie de ces terres étant toujours demeurée hors de l’eau.

8. Lac aux Vampires

Ça pullule de maringouins et de mouches noires, l’été, sur ce petit lac d’une soixantaine de mètres de long. Comme des vampires, ils mordent les humains pour boire leur sang, d’où le nom du lac. Le courage est de mise pour une partie de pêche sur ce plan d’eau à une trentaine de kilomètres au nord-est de Saguenay.

9. Promenades des Cinq-Grelots

« Tiens, voilà Cinq Gueurlots avec la malle! », disaient les habitants de Joliette, au son des clochettes installées au collier du cheval du facteur. À l’époque, sur ce qui est aujourd’hui une piste cyclable le long de la rivière L’Assomption, on distribuait le courrier en calèche. On raconte que ce surnom avait été donné au facteur qui se faisait entendre grâce aux cinq clochettes qu’il avait suspendues à son cheval.

10. Rue de la Belle-Angélique

C’est une histoire de tromperie qui se cache derrière le nom de cette rue de la Ville de Québec. Angélique Renaud d’Avène des Méloizes s’est mariée avec l’aide-major Michel-Jean-Hugues Péan, en 1746. Ce dernier est devenu l’homme de confiance de François Bigot, un intendant de la Nouvelle-France. Or, une relation extra-conjugale s’est développée entre lui et madame Péan d’une vingtaine d’années sa cadette. Elle était réputée pour son charme, sa vivacité d’esprit et ses qualités d’hôtesse. Son mari était au courant de la relation. Il lui aurait même retiré certains bénéfices...

11. Rue Marcelle-Barthe

Marcelle Barthe est une comédienne, écrivaine et journaliste originaire d’Ottawa. En 1932, elle y a fondé un regroupement d’artistes francophones. Elle est devenue la première femme annonceuse bilingue et première femme journaliste de la Société Radio-Canada vers la fin des années 30. Cette rue de Gatineau a été nommée en son souvenir.

12. Rue Waban-Aki

Située sur la réserve indienne d’Odanak au Centre-du-Québec, cette rue porte le nom du terme signifiant «peuple du soleil levant » chez les Abénakis. a

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