Voici le mot de code que Buckingham Palace utilisera lorsque la Reine mourra | Le Sac de chips
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Voici le mot de code que Buckingham Palace utilisera lorsque la Reine mourra

Un protocole nommé «Opération London Bridge» est déjà mis en place pour guider la diffusion de la nouvelle, lorsque celle-ci surviendra.

Un long article publié hier par The Guardian révèle en détails toutes les étapes du plan complexe visant à organiser les journées suivant le trépas d’Elizabeth II.

Même si elle se porte relativement bien, la monarque du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ne rajeunit pas. Elle célébrera, en effet, ses 91 ans le mois prochain.

La direction de Buckingham Palace ne lésine pas sur les détails et a mis en place un protocole très méticuleux ayant pour but de contrôler toutes les étapes de cet événement, du moment où la Reine s’éteindra, et ce, jusqu’à ce qu’un nouveau souverain soit couronné

Les premières minutes

Selon la plupart des plans en vigueur dans les institutions britanniques (Buckingham Palace, le gouvernement, la BBC), Elizabeth II sera emportée par une courte maladie.

Dans un tel cas, elle serait alors entourée par sa famille ainsi que par ses médecins.

Rapidement, la tête dirigeante du gouvernement serait mise au courant de la nouvelle. S’il n’était pas réveillé, le Premier Ministre du Royaume-Uni serait tiré hors du lit par son personnel, et on lui signalerait la nouvelle par le mot de code «London Bridge Is Down».

Cette courte phrase, lourde de sens, signifierait que la monarque a succombé et que l’Opération London Bridge doit être déclenchée. S’en suivrait alors une séquence d’événements planifiés à la minute, qui culminerait par les funérailles royales dans les jours suivants.

AFP

Branle-bas de combat

C’est le Foreign Office’s Global Response Centre, situé à Londres dans un endroit secret, qui diffuserait la nouvelle aux quinze autres gouvernements dont la Reine est aussi la chef d’État, et aux trente-six autres nations du Commonwealth pour lesquelles elle a été une figure symbolique.

Peu après, la dépêche serait relayée par les officiels à la Press Association, une agence de presse coopérative formée par des journaux de province anglais, et simultanément, à l’ensemble des médias à travers la planète.

Au même moment, un valet arborant des vêtements de deuil se rendrait à la porte de Buckingham Palace pour épingler une notice de la nouvelle au portail.

Pendant ce temps, le site web officiel de la résidence royale serait modifié, pour ne montrer qu’une seule page, affichant le même texte, sur fond foncé.

AFP

Éclipse médiatique

La couverture spéciale sur le décès de la Reine se mettrait en branle immédiatement.

Les grandes entreprises médiatiques ont déjà des textes préparés (ce que l’on nomme ici «des viandes froides»), prêts à être diffusés aussitôt que l’écho leur parviendrait.

À la BBC, le Radio Alert Transmission System (R.A.T.S., un système datant de la Guerre Froide et visant à protéger l’Angleterre d’une attaque éventuelle) serait alors activé.

Puisque la légende urbaine veut que des répétitions pour ce moment tragique ont lieu depuis des décennies, on peut croire qu’elles porteraient finalement fruit.

Les autres chaînes britanniques de télévision comme Sky News et ITN, qui, elles aussi, auraient «pratiqué» la mort de la souveraine (en remplaçant son nom par Mrs. Robinson), feraient alors rapidement appel à des experts sur la monarchie avec lesquels elles ont déjà signé des ententes d’exclusivité.

AFP

Pendant ce temps, à la radio, les chaînes privées seraient averties au moyen d’une «lumière funéraire» bleue: la programmation musicale serait alors discrètement modifiée pour ne faire jouer que de la musique inoffensive et appropriée pour un tel événement, avant que le bulletin de nouvelles spécial ne soit lancé.

On raconte que toutes les chaînes de radio du Royaume-Uni ont déjà des listes de lecture intitulées par exemple «Mood 1» (triste) ou encore «Mood 2» (très triste), prêtes à être diffusées.

Une fois toute la population mondiale informée, le deuil pourrait commencer...

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