6 vedettes se confient sur leur image corporelle à travers les réseaux sociaux | Le Sac de chips
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6 vedettes se confient sur leur image corporelle à travers les réseaux sociaux

Aujourd'hui, 2 juin, c'est la Journée mondiale de sensibilisation aux troubles alimentaires. Quand on sait qu'une bonne partie des troubles alimentaires commencent par un regard négatif sur son apparence physique, on a eu l'idée de demander à six de vos vedettes préférées, hyper actives sur les réseaux sociaux, de se confier sur la relation qu'elles entretiennent avec leur image corporelle.

C'est avec une grande générosité et beaucoup de franchise que Vanessa Pilon, Marina Bastarache, Claude Bégin, Catherine Brunet, Valérie Roberts et Félix-Antoine Tremblay ont accepté de répondre à nos questions.

La Journée mondiale de sensibilisation aux troubles alimentaires se souligne avec le #AgissonsEnsemble et le #WeDoActTogether

Jordan Dupuis, qui a réalisé cette série d'entrevues, est aussi ambassadeur ANEB (Anorexie et Boulimie Québec). Voici un texte personnel «Tu as un visage magnifique, mais ton corps... je ne peux pas.» sur son trouble alimentaire à lire ICI sur le Sac de chips.

 

Vanessa Pilon

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

La face en vacances. ✌️

Une publication partagée par Vanessa Pilon (@vanpailong) le

 

Pourquoi?

Cette photo, je l’ai prise après deux semaines de «digital detox», au Sri Lanka. Elle représente l’équilibre, l’humain que je suis et que j’oublie parfois dans le tourbillon quotidien.

 

As-tu parfois l’impression que l’image prend le dessus sur ta vie?

Je crois qu’il y a un danger quand on obtient de la reconnaissance grâce aux images qu’on publie. On regarde la vie à travers son potentiel photo, plutôt que de vivre les moments. Je trouve qu’un peu trop souvent, je vis à travers le regard des autres.

 

As-tu déjà senti que tu changeais ton comportement avec la nourriture à cause de ton image sur les réseaux sociaux?

Si je veux entretenir un mode de vie sain et équilibré, je le fais pour moi. C’est pourquoi j’ai volontairement arrêté de publier des photos de ce que je mange parce que ça envoie une image déformée de la réalité, qui peut soit provoquer du jugement, ou de l’envie, et engendrer une forme de pression pour les autres. Même chose pour les photos d’entraînement.

 

Comment décrirais-tu ta relation avec la nourriture actuellement? À l’adolescence?

Pour la première fois de ma vie, j’ai une relation équilibrée avec la nourriture. Plus jeune, j’étais dans un programme de ballet classique très strict, où notre poids était surveillé, et/ou la minceur était glorifiée. Je me suis déjà fait dire par une enseignante, après une gastro, que ça me faisait bien d’avoir vomi et pas mangé pendant trois jours.

 

Que dirais-tu à la fille ou au gars qui regarde tes photos et se sent moche?

Que mes photos, ce n’est pas vraiment ma réalité. Il ne faut pas oublier que sur la grande majorité d’entre elles, une équipe de trois personnes, sinon plus, m’a aidée à avoir l’air de ce dont j’ai l’air.

 

Insérez un craquement de cou.

Une publication partagée par Vanessa Pilon (@vanpailong) le

 

Quel est le commentaire concernant ton image corporelle le plus méchant que tu as reçu et comment as-tu «dealé» avec celui-ci?

Un commentaire m’a profondément marquée quand j’ai commencé Salut Bonjour. Après ma première semaine en ondes, une dame m’a croisée dans un restaurant, et m’a dit qu’elle était surprise, parce qu’en vrai j’étais mince, mais qu’à la télé, j’étais joufflue comme un bébé. C’est venu me jouer dans la tête, et ça a longtemps affecté mon estime de moi.

 

Quelle est la différence selon toi entre le comportement des gars et des filles sur les réseaux sociaux quand l’image est impliquée?

Je remarque que ce sont souvent les femmes qui sont les plus sévères, mesquines et critiques envers les femmes. Je crois que c’est la conséquence de l’énorme pression et de l’énorme compétition à laquelle on fait face, par rapport à notre apparence physique. Ça finit par nous aliéner les unes des autres, et nous diviser.

 

Catherine Brunet

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

 

Pourquoi?

Parce qu'on est à Hobbiton en Nouvelle-Zélande et que ce n’est pas rien.

 

As-tu parfois l’impression que l’image prend le dessus sur ta vie?

J'ai l'impression que l'image prend beaucoup d'importance dans la vie des gens, en général. Moi, j'oublie de me regarder dans le miroir le matin.

 

As-tu déjà senti que tu changeais ton comportement avec la nourriture à cause de ton image sur les réseaux sociaux?

Les réseaux sociaux ne changent mon comportement en aucun cas, encore moins avec la nourriture. En tant que porte-parole d'ANEB, je sais que les diètes, détox, peuvent mener à des comportements malsains au niveau de l'alimentation.

 

Comment décrirais-tu ta relation avec la nourriture actuellement? À l’adolescence?

Ma relation avec la nourriture est plus saine que jamais. Je suis végétarienne et fière de l'être. J'aime faire découvrir aux gens les plaisirs du végétarisme et de manger autant qu'on veut sans jamais se sentir bourré!

 

T’es-tu déjà fait niaiser à l’école à cause de ton physique?

Oui! Je me faisais traiter de «petite grosse» et de «poilue». Aujourd'hui, tout cela me fait bien rire, mais j'ai de la peine pour l'adolescente que j'étais d'avoir été touchée par ces conneries.

 

Quel est le commentaire concernant ton image corporelle le plus méchant que tu as reçu et comment as-tu «dealé» avec celui-ci?

Une fille m'a écrit que mon menton était bizarre. Je lui ai juste répondu que c'était un gros complexe que j'avais surmonté, et que son commentaire était déplacé. Je lui ai souhaité d'être bien dans sa peau!

 
*Catherine est porte-parole de ANEB Québec (Anorexie et Boulimie Québec)

 

Claude Bégin

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

 

Nouvel éditorial "Les Clodes" avec mon chat @clodelle sorti sur @okokaymag par 📸 @monsieurcoms 💪🏽

Une publication partagée par ✖️ C L A U D E B E G I N ✖️ (@claudebegin) le

 

Pourquoi?

Parce que c'est une des dernières photos que j'ai mises en ligne, elle représente bien la vie pleine d’amour et de passion que j'ai la chance d’avoir.

 

As-tu parfois l’impression que l’image prend le dessus sur ta vie?

Je me suis souvent posé la question étant donné le contexte artistique dans lequel je suis et particulièrement à la sortie de mon vidéo-clip où j’étais nu. Pour moi, l’image c’est un tout qui inclut la musique.

 

As-tu déjà senti que tu changeais ton comportement avec la nourriture à cause de ton image sur les réseaux sociaux?

Oui. Les réseaux sociaux font partie de mon travail et je m'entraîne maintenant, entre autres, à cause du travail. Je surveille donc ce que je mange, mais avec modération bien sûr. Dans mon cas, plus je vais dans les excès, plus c'est dangereux de tomber dans le déséquilibre.

Tant qu'il reste a du ketchup #ketchuplife #ketchupsurmonketchup

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Que dirais-tu à la fille ou au gars qui regarde tes photos et se sent moche?

Se sentir moche, c'est dans la tête. Il n’y a pas tant de lien entre les personnes qui s’aiment et leur apparence physique. Je suis certain que la personne considérée comme la plus belle du monde se trouve elle aussi moche. Si son état d’esprit lui renvoie ce message, c’est qu'au fond d’elle, la seule chose qui détermine sa propre beauté repose sur les standards esthétiques établis par notre société.

 

Qu’est-ce qu'Instagram et les autres réseaux sociaux apportent de positif dans ta vie?

Je reçois de très beaux messages et beaucoup d'appréciation de la part des fans et ça donne du carburant pour continuer mon travail.

 

Quelle est la différence selon toi entre le comportement des gars et des filles sur les réseaux sociaux quand l’image est impliquée?

Je crois que les réseaux sociaux sont un bon reflet de la société moderne dans laquelle on vit et, selon moi, il y a de moins en moins de critères pour catégoriser les genres. Je prends plaisir à voir cette ligne disparaître de plus en plus!

 

 

Marina Bastarache

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

 

Yes to days off ✌🏻💙 • Bonne journée de congé xx #doglover #queencanne #nomakeup

Une publication partagée par Marina Bastarache 🇨🇦 (@marinabastarache) le

 

Pourquoi?

Parce que je suis sans maquillage, au naturel, que j'ai mon petit chien, en pleine nature. Le genre de moment et de situation que je préfère et qui me ressemble le plus.

 

As-tu parfois l’impression que l’image prend le dessus sur ta vie?

Pas nécessairement que l'image prend le dessus de ma vie. Plutôt que la photo devient un travail, un besoin, que je DOIS prendre des Instagram story ou des photos absolument pour «documenter» mes faits et gestes, et ce, même si parfois je n'en ai pas envie.

 

As-tu déjà senti que tu changeais ton comportement avec la nourriture à cause de ton image sur les réseaux sociaux?

J'ai déjà essayé de faire une diète méga stricte, pour avoir l'air de ces fitness modèles sur Instagram. C’était une diète beaucoup trop maigre pour moi qui fait que je suis tombé malade après quatre mois.

 

Comment décrirais-tu ta relation avec la nourriture actuellement? À l’adolescence?

Je suis une grande gourmande, mais j'ai tendance à me sentir coupable de manger des «bonnes choses au goût» qui ne sont pas nécessairement bonnes pour ma santé. À l'adolescence, ma relation avec la nourriture était meilleure parce que je dansais tellement que je pouvais manger tout ce que je voulais!!

 

Today's forecast: 99% chances of wine🍷😂

Une publication partagée par Marina Bastarache 🇨🇦 (@marinabastarache) le

 

Que trouves-tu le plus difficile d’être des réseaux sociaux?

La production constante de photos, et de bonnes photos. De choses intéressantes. Avec une belle lumière. Mais parfois être à la maison dans son salon et écouter la TV, c'est normal. Tomber malade même. Mais ça, on n’en parle pas.

 

Quel est le commentaire concernant ton image corporelle le plus méchant que tu as reçu et comment as-tu «dealé» avec celui-ci?

Le nombre de gars qui se permettent des grossièretés et qui te parlent de «comment tu serais bonne au lit» et toutes «les choses qu'ils te feraient» est vraiment troublant.

Chez les filles, ce sont des commentaires du genre: «où sont passés tes abdos? T’as plus la même shape! Marina as-tu pris du poids?» Moi, j'en fais une règle d'or de ne jamais modifier mon corps.

 

Quelle est la différence selon toi entre le comportement des gars et des filles sur les réseaux sociaux quand l’image est impliquée?

Les gars hétérosexuels s'en foutent un peu. Du côté gay, Instagram est vraiment plus axé sur le physique! Chez les filles, ce sont de belles photos, comme pour une revue. Mais avec des filles comme Emma Watson, tu vois que c'est possible de ne pas faire que de ça!

 
 

Valérie Roberts

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

En coin, par @mariphotographe pour @mesamisimaginaires. 😏

Une publication partagée par Valerie Roberts (@robertsval) le

 

Pourquoi?

Parce que c’est une photo qui a énormément fait réagir et qui me plaît beaucoup. Elle n’est pas 100 % parfaite, je ne porte pas de vêtements hyper tendance, je me suis coiffée et maquillée moi-même. Elle me ressemble, cette photo, et ça me plaît.

 

As-tu parfois l’impression que l’image prend le dessus sur ta vie?

J’aime prendre soin de mon image, je suis ultra coquette et féminine. Mais je n’hésite pas à manger et boire ce que je veux, à sortir de chez moi en jogging sale et je n’ai pas peur de dire que je porte une casquette parce que mes cheveux sont vraiment gras.

 

As-tu déjà senti que tu changeais ton comportement avec la nourriture à cause de ton image sur les réseaux sociaux?

J’ai toujours eu une relation amour-haine avec la nourriture. J’adore manger, mais je n’aime pas cuisiner! J’aime le fast-food et les frites par exemple, mais je sais que je ne suis plus confortable dans mon corps quand je suis serrée dans mes vêtements. Donc, ma relation avec la nourriture n’a rien à voir avec les réseaux sociaux, mais elle a tout à voir avec mon corps et ma relation avec celui-ci.

 

Comment décrirais-tu ta relation avec la nourriture actuellement? À l’adolescence?

C’est particulier parce que, étant mariée à un chef, j’ai une EXCELLENTE relation avec la nourriture! Mais je demeure toujours consciente du gras, du sel, des excès quelconques. Je profite de la vie et je ne me prive de rien, mais je serai toujours consciente des calories que je consomme. C’était la même chose à l’adolescence, ça doit même être à ce moment que j’ai commencé à regarder les calories.

 

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Une publication partagée par Valerie Roberts (@robertsval) le

 

T’es-tu déjà fait niaiser à l’école à cause de ton physique?

On m’a beaucoup niaisé à cause de mes dents quand j’étais jeune. J’avais de grandes palettes et tout était croche. Ça m’a toujours bouleversée et un de mes plus grands rêves était d’avoir des broches.

 

Que trouves-tu le plus difficile d’être des réseaux sociaux ?

Les comparaisons que je ne peux contrôler. Je trouve ça de plus en plus difficile de regarder les photos des filles parfaites sur Instagram. Je trouve ça éprouvant de comparer mon corps à celui des femmes que je trouve «parfaites». Ça me trouble et je veux me débarrasser de ce sentiment.

 

Qu’est-ce qu'Instagram et les autres réseaux sociaux apportent de positif dans ta vie?

J’aime l’idée que je suis une courroie de transmission pour les expériences que je vis en voyage, pour les spectacles que je vois et les découvertes culturelles que je fais. J’ai réalisé que j’ai plus de likes quand je partage une photo de moi. Je tente donc de créer un équilibre entre ma face et du contenu.

 

 

 

Félix-Antoine Tremblay

 

Si tu avais une seule photo sur Instagram, tu choisirais celle-ci.

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Une publication partagée par Félix-Antoine Tremblay (@phoenixantoine) le

Pourquoi?

Toutes les photos qui y sont pourraient s’y retrouver. Chacune d’elles représente un moment parfait ou une photo sur laquelle je me trouve beau. Ceci étant dit, celles avec mon garçon d'amour ou mon chien Hector sont souvent à l'honneur.

 

Comment décrirais-tu ta relation avec la nourriture actuellement? À l’adolescence?

Il faut dire qu'à l'adolescence, j'étais un grand «piquet». Je mangeais ce que je voulais, quand je voulais, sans vraiment m'en soucier. Il est certain qu'aujourd'hui, je suis plus consciencieux de ce que je mange dans un objectif de santé et de bien-être sur un long terme.

 

Que trouves-tu le plus difficile d’être sur les réseaux sociaux?

Le plus difficile, c’est de voir certaines personnes publier des photos qui sont retouchées/travaillées avec des applications accessibles et qui prétendent n'avoir rien fait. Du genre, la fille ou le gars parfait le matin dans son lit avec son café latté.

 

Que dirais-tu à la fille ou au gars qui regarde tes photos et se sent moche?

Je suis le premier à me trouver ordinaire sur certaines photos, mais mon image physique ou mes «défauts» ne me définissent pas entièrement comme humain. Mon intelligence, ma générosité, mon humour sont des qualités pour lesquelles je préfère être reconnu et apprécié.

 

Eh que j'me pense bon 🙋🏽‍♂️👓#harrypotter

Une publication partagée par Félix-Antoine Tremblay (@phoenixantoine) le

 

Quel est le commentaire concernant ton image corporelle le plus méchant que tu as reçu et comment as-tu «dealé» avec celui-ci?

L’une des caractéristiques des réseaux sociaux est de donner du pouvoir aux faibles et aux gens méchants. Je pense que ceux-ci ne méritent pas mon attention.

 

Quelle est la différence selon toi entre le comportement des gars et des filles sur les réseaux sociaux quand l’image est impliquée?

J'aimerais dire que ce n'est pas une question de genre, mais j’ai l’impression que la pression est plus grande chez les filles concernant les réseaux sociaux. Ça ne veut pas dire que les enjeux masculins ne sont pas présents, mais je crois que les filles se comparent beaucoup plus.

 

*Félix-Antoine est porte-parole de ANEB Québec (Anorexie et Boulimie Québec)

 

 

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