Le Sac de chips | Jérémy Gabriel au Rockfest de Montebello: I Don’t Care
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Jérémy Gabriel au Rockfest de Montebello: I Don’t Care

C’est le coup d’envoi de la 12e édition du Rockfest de Montebello, un rendez-vous estival désormais incontournable, qui accueille quelque 200 000 festivaliers chaque année.

Rammstein, Queens of the Stone Age, The Offspring, Dee Snider, Megadeth, Alexisonfire et plusieurs autres: la programmation n’a rien à envier aux festivals les plus prestigieux de la scène métal.

Les hostilités ont été ouvertes à la sauce québécoise, en mettant de l’avant nos talents locaux, en marge de la Saint-Jean-Baptiste.

De grands noms ont pour l’occasion répondu à l’appel, comme Robert Charlebois, les Dead Obies, Groovy Aardvark et les Cowboys Fringants. Et à travers ce florilège de valeurs sûres s'est faufilée une curiosité suscitant au départ bien des haussements de sourcils: Jérémy Gabriel.

Le jeune homme est connu pour avoir chanté devant le pape. Il est également connu pour ses démêlés judiciaires avec l’humoriste Mike Ward. Mais personne ne connaît le jeune homme pour ses accointances avec l’univers rock, voire métal.

Animés du désir de comprendre des choses de la vie (et, accessoirement, pour vous informer), nous nous sommes déplacés en début de soirée devant la scène Headrush pour contempler Jérémy Gabriel à l’œuvre.

Sans être compacte, la foule était nombreuse – sous un soleil de plomb – à regarder le chanteur faire son sound check sur la chanson Don’t Stop Believing de Journey.

Pantalon rouge, un t-shirt sur lequel on pouvait lire «Don’t care», le filiforme artiste a balancé des tubes de France D’Amour (Animal), Survivor (Eye of the Tiger), une «toune» de Marjo et quelques autres, appuyé par un band et une choriste.

Donnons immédiatement à la foule ce qui revient à la foule: elle a vécu intensément ce moment, avec l’enthousiasme d’un jeune pompier devant son premier incendie majeur.  

Photo Hugo Meunier

Les gens ont chanté, ont dansé, ont scandé avec fougue le nom de Jérémy, en plus d’orchestrer un des mosh pits les plus violents qui soient, sans négliger d’épiques séances de body surfing.

Photo Hugo Meunier

 

Pour les connaisseurs, il y a même eu un wall of death.

Photo Hugo Meunier

Un homme déguisé en pape se promenait même dans la foule pour s’offrir en pâture aux chasseurs d’égoportraits.

Photo Hugo Meunier

Bien sûr, il fallait prendre tout ça avec un grain de sel.

Mais au final, les gens se sont bien amusés et, avouons-le, il fallait une bonne dose de courage à Jérémy Gabriel pour s’avancer sur la scène devant des spectateurs déjà éméchés qui comptaient les minutes avant d’entendre Du Hast ou Holy Wars.  «C’est pas des “tounes” que je n’aime pas. Il ne chante pas si mal. Mais bon...», résumait d’ailleurs Nick, attiré d’abord par l’étrangeté de la présence de l’artiste au Rockfest, comme des centaines d’autres.

Jérémy Gabriel a terminé son set avec son single I Don’t Care. Et comme le hasard n’existe pas vraiment dans la vie, on avait l’impression que Jérémy Gabriel voulait nous dire, justement, qu’il n’en avait rien à cirer, de ce qu’on pouvait penser de sa performance.

D’ailleurs, le principal intéressé ne cachait pas sa satisfaction, quelques minutes après avoir quitté la scène. «Je m’attendais à une bonne réception. Le Rockfest est une scène ouverte à tout le monde et j’en ai eu la preuve», a confié Jérémy, qui a avoué s’être inquiété davantage de ses allergies que de l’accueil du public.

Quant à savoir s’il y a un avenir métal pour lui, il est trop tôt pour le dire. «Peut-être que oui, peut-être que non. J’ai beaucoup d’amis qui écoutent du métal», a résumé le chanteur.

En attendant, Jérémy Gabriel remontera sur scène demain, flanqué de Metalord, un groupe métal de Québec.






 

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