Made in USA: 10 chansons québécoises qui évoquent l’esprit américain
On ne compte plus les interprètes américains qui ont chanté les travers ou les vertus de leur pays. Mais plusieurs chanteurs d’ici ont également été fascinés par le pays voisin au point de lui consacrer une pièce.
Pour souhaiter une bonne fête nationale à nos colocataires de continent, nous avons rassemblés les titres du répertoire québécois qui rendent un hommage parfois critique aux Américains.
Made in USA - Noir silence
«Le castor lui au moins, y’est pas en voie d’instinction.»
Quand les Beaucerons délaissent les histoires du p’tit gars d’à côté pour s’en prendre au chauvinisme américain, sur le premier album du groupe de chevelus.
Sur la route - Pierre Flynn
«Nous serons calmes et souverains comme des Américains.»
L’ex-leader d’Octobre rend un ultime hommage à Jack Kerouac et aux mythes américains, en passant par Marlon Brando et Marilyn Monroe.
Protest Song- Richard Séguin
«On a les pluies acides
Le "fast food" insipide
L'arsenal de missiles
Made in U.S.A.»
Séguin décrit le brouhaha autour de la visite d’un président américain chez nous. Comme quoi rien n’a vraiment changé...
Mononc Serge - Ogunquit
«All I Need is a pick-up truck
A Dog and a chainsaw
A chalet on the highway 87
A Shiny mustache cutter
Bullets in my gun
And a home delivered Bucket of fried chicken.»
Mononc’ Serge y relate une mésaventure survenue aux douanes américaines. Vraie ou pas, cette histoire méritait une chanson. Et pour rendre le tout plus authentique, Mononc’ Serge y est allé d’un refrain en anglais que pourrait fredonner n’importe quel redneck.
Richard Desjardins - Les Yankees
«Réveillez-vous!
V'là les Yankees, v'là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V'là les Gringos!»
Une pièce d’anthologie du grand Richard qui n’a jamais cessé de dénoncer, autant dans ses chansons que dans ses documentaires, la gourmandise de l’impérialisme américain pour les ressources naturelles des autres pays.
Amère America - Luc De Larochelière
«Moi, j'suis né du bon bord
Du bord où y a pas d' guerre
Là où on peut encore
Camoufler la misère»
De Larochellière s’est fait connaître avec ce titre revendicateur alors qu’il n’avait que 23 ans. Toutefois, il ne parle pas que des citoyens des États-Unis quand il fait allusion à ceux qui sont «nés du bon bord».
California - Robert Charlebois
«Tout le long du long du long Pacifique
Leurs guitares mauves se balancent
En Californie, en Californie, in California»
Dans cette chanson de 1969, le bruit des vagues californiennes déferle sur le rock de Charlebois. Il a chanté la Californie bien avant que Red Hot Chili Peppers le fasse sur chaque album.
Hollywood en Plywood - Aut’Chose
«L’Amérique est un grand Woolworth...»
Peu de poètes québécois ont ainsi bien revendiqué l’héritage des poètes américains. Les États-Unis de Francoeur, ce n’est pas seulement les grands espaces mais aussi le cri des malfamés, des paumés, des junkies, des tout croches qu’on rencontre le long d’un chemin qui peut mener n’importe où. Ou nulle part.
I want to pogne - RBO
«I know the mathématiques
America is a big market
If there is more public
There is more money in my pocket-te»
Une satire des plus virulentes sur les interprètes québécois désirant à tout prix percer le marché américain en chantant dans la langue de Donald Trump. Toujours d’actualité.
God is an american - Jean-Pierre Ferland
«Vous pensez qu'c'est facile de dormir
Avec vos grand's gueules
Vous pensez qu'c'est d'être ici,
Ailleurs et partout à la fois.»
Ferland se prend ici pour Dieu pour mieux s’adresser au «peuple élu». God bless America.