Le métal dans le sang | Le Sac de chips
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Le métal dans le sang

Plus de 30 ans après sa formation, Sword est de retour en studio. Et même après toutes ces années, rien n’a changé pour le groupe phare du métal québécois. « Un premier band, c’est comme un premier amour. On ne l’oublie jamais », confie le chanteur Rick Hughes.

« On se retrouve en studio comme si c’était hier. On est plus vieux, mais c’est la seule différence », déclare Rick Hughes d’un ton enjoué en entrevue au Journal.

Le rockeur est tout de même catégorique : les années ayant passé n’ont en rien affecté leur verve ni leur fougue. Au contraire, même.

« La voix d’un chanteur de rock se forme avec les années, alors elle est à son top dans la cinquantaine. Et il y a aussi l’expérience et la mémoire cellu­laire. Mes idoles, les rockeurs que j’ai écoutés toute ma vie, ils sont tous en moi quand je mets le pied sur une scène ou derrière un micro. Je le sens et je l’entends », avance-t-il.

Il faudra tout de même être patient avant de pouvoir mettre la main sur le prochain album de Sword. Ayant signé avec l’étiquette Combat Records (dirigée, entre autres, par David Ellefson du groupe Megadeth), Rick Hughes et sa bande espèrent terminer l’enregistrement d’ici la fin de l’année. Aucune date de sortie n’est encore annoncée.

Les fans pourront tout de même en avoir un aperçu dès vendredi. Le quatuor offrira une soirée spéciale au Club Soda de Montréal où il présentera trois nouvelles pièces, en plus de celles de Metalized et Sweet Dreams, leurs deux premiers albums lancés dans les années 1980.

Ce sont ces albums qui leur ont permis, à l’époque, de se produire en première partie de certains des plus grands noms de la scène rock et métal comme Metallica, Alice Cooper et Motörhead.

Retour à la réalité

Leur ascension aura été fulgurante, mais leur règne fut éphémère. Le groupe s’est finalement séparé au début des années 1990, plongeant Rick Hughes dans une période sombre « très, très, très difficile » au cours de laquelle il a trouvé son réconfort dans l’alcool.

« Avec Sword, on m’a placé sur un piédestal au début de ma vingtaine. J’étais jeune et je n’avais jamais connu autre chose que le succès ; on me donnait tout ce que je voulais, quand je le voulais. Et tout à coup, après avoir été le chanteur d’un groupe rock populaire, je devais vivre une vie “normale”. J’ai vraiment trouvé ça très difficile et déprimant », se souvient-il.

« J’étais devenu une vraie peste. Et l’alcool­­­ me rendait encore plus désagréable. À un certain moment, je me suis dit qu’il fallait que je change si je voulais que mes enfants puissent être fiers de moi. Alors j’ai arrêté de boire. Ça a été difficile, mais je ne m’en plains pas. Tout le monde a des problèmes, tout le monde vit des périodes difficiles. Je ne fais pas pitié. C’est ce qui m’a permis de me remettre sur pied, de reprendre contact avec la réalité. Ça a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui », ajoute celui qui achève maintenant sa 15e année de sobriété.


► Sword sera en spectacle au Club Soda le vendredi 13 avril.

 

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