9 moments marquants de la carrière en politique d'Amir Khadir | Le Sac de chips
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9 moments marquants de la carrière en politique d'Amir Khadir

Le député de Québec Solidaire Amir Khadir ne se portera pas candidat aux prochaines élections provinciales, a appris le Journal. Durant sa carrière politique, l’homme au franc-parler a su attirer les regards, autant pour de bonnes que de mauvaises raisons. Retour sur les moments marquants du passage d’Amir Khadir à l’Assemblée.

1) La cour tranche en faveur d’Amir Khadir qui est poursuivi par Marcel Melançon, un ex-associée de Tony Accurso, pour l’avoir lié au financement illégal de partis politiques. Le juge Brian Riordan détermine qu’il n’aura pas à verser un sou à M. Melançon. Ce dernier demandait une somme de 300 000 $. 

2) En 2016, le ministre libéral François Blais présente une réforme de l’aide sociale controversée. Pour dénoncer le projet de loi, Amir Khadir, Manon Massé et François David, qui était encore à l’époque députée de Québec Solidaire, tournent le dos lors du vote à l’Assemblée nationale.

 

3) En 2015, dans la foulée des manifestations marquant le début de quelques grèves étudiantes, Amir Khadir émet le souhait de voir une nouvelle mobilisation digne du printemps érable de 2012. Le maire de Québec, Régis Labeaume, réagit à ces propos. Il dit regretter que les manifestants étudiants soient «manipulés» par des casseurs et par le «politicien irresponsable» Amir Khadir.

4) Amir Khadir est arrêté et menotté en 2012 lors d’une manifestation à Québec jugée illégale par les autorités policières. Lui et 65 autres personnes ont alors écopé d’une amende de 494 $ pour avoir obstrué la circulation.

PHOTO JEAN-FRANÇOIS RACINE, AGENCE QMI

 

5) La même année, le député veut poursuivre le Journal de Québec qui a mis en une l’affiche, retrouvée chez lui, illustrant le premier ministre Jean Charest mort à ses pieds. Amir Khadir affirme qu’il s’agit d’une parodie «très drôle» à ses yeux. Aucune poursuite n’a finalement été intentée.

PHOTO D'ARCHIVES

PHOTO D'ARCHIVES, COURTOISIE

 

6) Le député de Québec solidaire se rend en 2011 devant la boutique d’un commerçant de la rue Saint-Denis pour dénoncer la vente de souliers fabriqués en Israël. Selon le propriétaire, Khadir aurait même appelé les gens à boycotter son commerce, mais le politicien a affirmé plus tard ne pas se souvenir d’avoir «demandé aux gens de ne pas entrer».

7) À l’automne 2010, une pétition, parrainée par Amir Khadir et hébergée sur le site de l’Assemblée nationale, atteint 247 379 signatures. L’initiative demande la démission du premier ministre de l’époque, Jean Charest. Il s’agit de la pétition virtuelle la plus signée de l’histoire du Québec.

8) En 2009, à l’occasion d’une manifestation devant le consulat américain, Amir Khadir lance une chaussure sur une image du président américain sortant George W. Bush. Il a plus tard affirmé ne pas regretter son geste.

9) Lorsqu’Amir Khadir remporte la course dans la circonscription de Mercier aux élections du 8 décembre 2008, il devient du même coup le premier député élu de Québec solidaire.

Photo Simon Clark

 

AMIR KHADIR EN CITATIONS

À propos de Jean Charest et du Parti libéral du Québec : «Je soupçonne qu’il a été à la commande de la machine qui a commis ces crimes, je soupçonne que c’est lui qui décidait, en dernier lieu, que, oui ou non, on opérait comme ça. Je soupçonne donc que les choses qu’a faites Nathalie Normandeau et qui ont conduit l’Unité permanente anticorruption à l’accuser en matière criminelle relèvent aussi de M. Charest» 

À propos de la visite du prince William et de Kate Middleton au Québec en 2011 : «Quel gaspillage de fonds publics. Tout ça pour recevoir ces parasites-là !»

À propos du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, après lui avoir demandé de remettre sa démission : «Tout ce qu’il a réussi à bouger, c’est à traiter les gens comme des pions, à gérer par affrontement, à se mettre à dos l’ensemble du réseau. C’est tout ce qu’il a réussi à faire»