Les adieux de Slayer | Le Sac de chips
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Les adieux de Slayer

Groupe de thrash métal actif depuis 1981, Slayer a entamé sa tournée d’adieu le 10 mai dernier à San Diego. En prévision de son ultime passage au Québec, mercredi prochain à la Place Bell de Laval, voici huit faits à savoir sur la formation, qui compte encore les membres fondateurs Tom Araya et Kerry King.

1. Débuts californiens

C’est dans le sud de la Californie que Slayer a vu le jour, en 1981. À l’époque, le groupe était constitué du bassiste et chanteur Tom Araya, des guitaristes Kerry King et Jeff Hanneman et du batteur Dave Lombardo. À leurs débuts, les musiciens faisaient des reprises d’Iron Maiden et de Judas Priest. C’est lors de la première partie pour le groupe Bitch, en 1983, que Slayer fut remarqué par le fondateur de l’étiquette Metal Blade Records.

2. Premier album autofinancé

En novembre 1983, le groupe s’installa en studio pour travailler sur son premier album. N’ayant aucun budget d’enregistrement, les musiciens furent obligés de financer eux-mêmes la production. Ils utilisèrent les économies d’Araya, qui travaillait alors comme inhalothérapeute, et de l’argent du père de King. Le mois suivant, ils lançaient Show No Mercy.

3. En froid avec Megadeth

Quelques mois après la sortie de leur premier album, les membres de Slayer ont pensé qu’ils venaient de perdre leur guitariste Kerry King. En février, le musicien est allé rejoindre le nouveau groupe de Dave Mustaine, Megadeth. Mais après seulement cinq concerts, le guitariste décida de quitter la formation, car elle prenait trop de son temps. La situation jeta un froid entre King et Mustaine, qui se répercuta sur les deux groupes.

4. Les ligues majeures

Après un deuxième album, Hell Awaits, encore très bien accueilli, Slayer reçut une offre de contrat avec la nouvelle étiquette de Russell Simmons et Rick Rubin, Def Jam Records. Faisant son entrée dans les ligues majeures, le groupe procéda à un changement de direction sonore sur Reign in Blood, un disque mieux peaufiné.

5. Controverse payante

La distribution de Reign in Blood ne fut pas facile pour Slayer. Le disque comprenait la pièce Angel of Death, qui racontait en détail les expériences menées par le médecin nazi, Josef Mengele, dans les camps de concentration durant la Deuxième Guerre mondiale. Le distributeur de Def Jam, Columbia Records, refusa de sortir l’album. Geffen Records prit la relève, mais de façon très discrète. Malgré tout, Reign in Blood se retrouva en 94e position du Billboard 200 et reçut la certification or aux États-Unis, une première pour le groupe.

6. Porte-étendard du thrash métal

Considéré comme l’un des groupes heavy métal les plus influents de l’histoire, Slayer fait partie du « Big Four », qui contient les quatre formations les plus importantes de thrash métal : Metallica, Megadeth et Anthrax. Dans les années 1980, certains journalistes disaient que le groupe faisait plutôt du speed métal.

7. Abonné aux controverses

Depuis le début de sa carrière, Slayer a été mêlé à différentes controverses. En 1996, le groupe était poursuivi à deux reprises par les parents d’Elyse Pahler, qui l’accusaient d’avoir encouragé les meurtriers de leur fille. L’adolescente de 15 ans avait été droguée, violée et tuée par trois fans du groupe. Dans les deux cas, les poursuites ont été rejetées. Le groupe a aussi été impliqué dans des controverses à propos de suprémacisme blanc et du 11 septembre.

8. Chiffres impressionnants

En près de 37 ans de carrière, Slayer a lancé 12 albums studio qui se sont écoulés à plus de 20 millions d’exemplaires à travers le monde. Très active en tournée, la formation a donné quelque 3000 concerts et a remporté deux prix Grammy (Meilleure performance métal, en 2007, pour Eyes of the Insane ; Meilleure performance métal, en 2008, pour Final Six).


► Slayer sera en spectacle le mercredi 30 mai à la Place Bell de Laval. Il sera accompagné des groupes Lamb of God, Testament, BEHEMOTH et Anthrax. Pour les détails : evenko.ca.