J’ai vu les adieux de Slayer à la Place Bell | Le Sac de chips
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J’ai vu les adieux de Slayer à la Place Bell

C’est à la Place Bell remplie à craquer que le légendaire groupe métal Slayer a fait ses adieux au Québec. Il n’était pas question que je rate cet événement.
 
Dès que j’ai vu que Slayer allait arrêter à Montréal (ben... Laval) pour sa tournée d’adieu, j’ai su que je voulais y aller. Même si je suis ce que l’on peut amplement appeler une «poseuse» dans le monde du métal, Slayer est bien trop important pour que je rate ma chance de les voir live. Slayer, c’est un mythe! Un culte!


Avec mon ami Martin (pas du tout un «poseur»), on rate les quatre premières parties (Testament, Behemoth, Anthrax et Lamb of God), car on est rendus vieux et on ne veut pas passer, genre, six heures debout dans le parterre. Anyway, on est là pour Slayer. Ou, comme beuglent plusieurs fans: SLÉÉÉÉÉYEEEEUUUUR!!!

Avant même de mettre les pieds à l’intérieur de la Place Bell, un nuage de tabac et de pot nous embaume. S’il y a à peu près 20 % de fumeurs dans la population canadienne, il doit y avoir 80 % de fumeurs chez les métalleux.

Photo: Hélène Laurin

Nous sommes fouillés, mais manifestement, plusieurs cigarettes sont entrées dans la Place Bell. L’odeur de fumette persistera jusqu’à la fin du spectacle.

Je remarque immédiatement la composition de la foule: des hommes en majorité, et de ces hommes, les barbus constituent une part non négligeable. Il y a aussi des femmes (dont une enceinte! Go, madame!), des enfants (qui portent des casques pour réduire le niveau de bruit – que c’est cute) et des personnes plus âgées. Slayer a sorti son premier album en 1983. Ça fait 35 ans... Les fans de la première heure ne sont plus des jeunesses!

Presque tout le monde porte un chandail de groupe métal – Slayer a bien entendu la cote. Un rigolo a un t-shirt des Beatles (!). Si le classique chandail de groupe n’est pas revêtu, un simple chandail noir fait l’affaire.

Photo: Hélène Laurin

Slayer commence son set. Le son me submerge. À plusieurs reprises durant le spectacle, je ferme les yeux pour bien sentir les vibrations de cette attaque auditive et sensorielle.

@SLAYERbandofficial 👋 #Slayer #FinalWorldTour #450 #jaunecommetesdents

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Ça bouge, un métalleux! Il y a même un petit mosh pit qui s’organise dans notre coin du parterre. Les spectateurs autour de moi ne se gênent pas du tout pour jouer de l’air guitar. Ça me tente de faire de la pub pour la prochaine compétition d’air guitar qui aura lieu à Montréal le 15 juin prochain, mais le son est trop fort, je ne peux pas aller leur parler.

Les chansons s’enchaînent à un rythme d’enfer. Tom Araya ne s’arrête qu’une fois pour nous jaser ça. Au total, Slayer a joué 19 chansons, dont les classiques Raining Blood, Angel of Death, War Ensemble, Seasons in the Abyss et bien d’autres.

Les fans ont été gâtés!

À la fin du show, une longue ovation attend les membres du groupe. La salle complètement illuminée, ils renvoient les remerciements aux fans, dont certains sont manifestement émus d’assister à cette dernière. D’ailleurs, il y a du monde ben saoul. La quantité de verres de plastique jonchant le parterre de la Place Bell suffit à prouver mon point.
 

Photo: Hélène Laurin

En  37 ans de carrière, Slayer a réussi un coup de maître: devenir l’un des groupes les plus connus du métal tout en restant crédible auprès des métalleux. En partant la tête haute avec cette tournée, le groupe s’assure de ne jamais être oublié.

SLAAAAYEEEEEEER! #slayer #show #metal @filva.ninja

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