Elle se fait arrêter après avoir fait jouer la même chanson en boucle sur son terrain pendant 16 ans pour faire capoter ses voisins | Le Sac de chips
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Elle se fait arrêter après avoir fait jouer la même chanson en boucle sur son terrain pendant 16 ans pour faire capoter ses voisins

Imaginez.

Vous rentrez chez vous un soir et la voisine fait jouer une chanson sur les haut-parleurs de son terrain. Le son est juste assez fort pour être un peu dérangeant.

20 minutes plus tard, vous constatez qu’elle fait jouer la même chanson de 4 minutes en boucle sur sa chaîne stéréo. La Traviata, pour être exact. Vous vous dites qu’elle doit vouloir jouer un mauvais tour à quelqu’un du quartier et vous passez l’éponge, mécontent.

Au retour du travail, le lendemain, alors que vous approchez de votre domicile, vous êtes accueillis par la voix de Placido Domingo qui hurle son amour...

Cette scène dure 16 ans. Jusqu’à ce que votre voisine se fasse arrêter.

16 ANS.

Fin de la reconstitution mentale de l’affaire. Voici les faits:

L’histoire se déroule en Slovaquie, sur le bord du Danube, au sud-ouest du pays européen, là où une résidente de Sturovo a effectivement fait jouer pendant 16 ans une version de La Traviata chantée par le ténor espagnol Placido Domingo.

 

La chaîne stéréo, d’où s’échappait la torture musicale tous les jours de 6 h à 22 h, était placée sur sa maison protégée par des grilles et surveillée par des caméras, selon ce que rapporte France Musique.

«Giocammo da Flora, e giocando quell'ore volar.»

Apparemment, la folie aurait débuté lorsque la dame aurait souhaité se venger d’un voisin dont le chien aboyait sans cesse. En 16 ans, vous vous doutez que les aboiements ont cessé, mais pas la musique. Tsé, une fois parti dans un trip de La Traviata, pourquoi s’arrêter?

Capture d'écran

 

Le voisinage aurait bien sûr tout essayé pour que cesse le supplice, sans succès. La justice a été saisie, mais la femme a tout fait ce qui était en son pouvoir pour contourner l’obligation d’éteindre sa musique.

«Flora, amici, la notte che resta d’altre gioie qui fate brillar.
Fra le tazze più viva è la festa.»

Toujours d’après les informations de France Musique, le maire de Sturovo aurait interdit à la femme de continuer son harcèlement musical, ce qu’elle aurait fait de 2015 à 2017. Puis, ayant préparé une demande d’injonction, elle serait revenue à la charge et aurait rouvert les haut-parleurs en grande pompe l’année dernière.

«E goder voi potrete?»

Face à l’entêtement de la fan de Verdi, l’affaire s’est finalement rendue en Cour suprême (oui, oui), qui a (bien sûr) confirmé la décision du politicien. Comme la dame continuait son party pour elle seule, la police a débarqué chez elle au début du mois d’août et a procédé à son arrestation, au grand plaisir du voisinage.

Elle est depuis emprisonnée et attend son procès. Elle pourrait être condamnée à trois ans de prison.

«Godiam, fugace e rapido è il gaudio dell'amore, è un fior che nasce e muore, né più si può goder.
Godiam, c’invita un fervido accento lusinghier.»

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