Pierre Harel (re)découvre Bruce Springsteen! | Le Sac de chips
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Pierre Harel (re)découvre Bruce Springsteen!

Tout d’abord, des salutations!

Je salue le lectorat de Disque dur tout en espérant que les lecteurs habitués de «La chronique de Pierre Harel» qui était publiée chez Canoe.ca me suivront ici jusqu’à la 500e chronique, exploit remarquable en soi quant à la durée sur la Toile d’un contenant et de son contenu!   

Alors voilà! 

En 2011 alors que mon fils cadet Lou et moi habitions encore à Montréal, rue d’Iberville coin Masson, un quartier presque lugubre où flottait pourtant d’odorants et réconfortants effluves émanant de la cuisson boulangère de pains raisins-cannelle, j’avais eu la grâce de tomber par inadvertance sur une rediffusion d’un «one-man-show» de Bruce Springsteen livré dans une salle de concert cossue quelque part en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis.   

C’était magnifique!  

À tel point que j’avais eu le projet de reprendre la même mise en scène pour un tour de chant solo dont je rêvais depuis plusieurs années et auquel je pense toujours, n’attendant que l’arrivée opportune d’un bailleur de fonds croyant en moi et en mes capacités renouvelées.  

Springsteen arrivait à l’avant-scène sans fracas, seul, saluant la foule qui s’était levée en le voyant émerger de l’obscurité vers la lumière, pour se diriger vers un lutrin sur lequel était placé un grand et gros cahier cartonné qu’il ouvrit à la première page, sans un mot, en invitant de la main les spectateurs à s’asseoir.   

Photo tirée du livre de Bruce Springsteen

Je connaissais le Boss pour avoir entendu ses chansons les plus connues à la radio et j’appréciais sa musique, ses textes et son attitude avec laquelle je m’identifiais naturellement sans n’avoir jamais cherché à l’imiter.  

Je voulais, comme lui, être le héros du peuple et de la classe ouvrière, mais sans plus.  

Cette fois, cependant, je découvrais le poète! Bruce Springsteen le poète!    

Magnifique musicien ne se servant plus de son rock comme d’une armure pour se protéger de sa propre sensibilité, Springsteen offre une rencontre émotionnelle toute de simplicité avec un public qu’il n’était plus nécessaire d’assommer pour survivre à la captivante beauté d’un partage intense entre spectateurs et showman.   

Photo d'archives

De la première à la dernière page de son cahier, presque 120 minutes plus tard, tout le spectacle était là, écrit comme dans un livre saint que Springsteen nous dévoilait religieusement une page après l’autre: anecdotes d’enfance, de jeunesse, chansons accompagnées à la guitare acoustique, au piano, a capella, poèmes, enfin, le magnifique et touchant spectacle-cérémonial d’un homme seul devant lui-même et son humanité.    

Au passage 

Voici une chanson qui me touche et me remue particulièrement par la beauté simple de son texte. Voici Dancing In The Dark...  

Sans surprise 

Voilà qu’on apprend que soucieuse et craignant un tarissement subit de la source, l’Ogresse Netflix a déjà enregistré et filmé son actuel spectacle sur Broadway et le diffusera sous peu.  

Il faut savoir que ça n’aurait pu se faire sans l’accord contractuel du «Boss» qui, malgré ses tendances dépressives, a toujours été près de ses sous, allant jusqu’à payer lui-même les gars du E Street Band en cash après chacun de ses spectacles.  

D’où son surnom du Boss, justement.  

En terminant 

Écoutons ce qui pourrait être la pièce maîtresse de l’œuvre de Bruce Springsteen: Born to Run!  

Bonne semaine!  


Le one-man-show de Bruce Springsteen, Springsteen on Broadway, sera présenté chez Netflix dès le 15 décembre prochain, dernier soir de la série de spectacles de la légende du rock à Broadway.

 

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