Un début d’année difficile pour Papa Roach | Le Sac de chips
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Un début d’année difficile pour Papa Roach

Le début d’année vient avec son lot de maux : une ceinture un peu plus serrée après les abus des Fêtes, un portefeuille plus mince et, évidemment, des semaines à écrire 2018 plutôt que 2019 lorsque vous inscrivez la date du jour.

Papa Roach - Who Do You Trust?

★★ ½

Photo courtoisie

Pour le groupe rock Papa Roach, à ces malheurs s’ajoute une fuite en décembre de ce nouvel album (en vente dès le 18 janvier).

Pire encore, Who Do You Trust ? s’avère décevant malgré une prémisse intéressante.

Devenir mature

Plus d’un quart de siècle après sa création, le projet délaisse de plus en plus les clichés adolescents et ses origines nu métal pour un son rock plus mature, plus peaufiné (et plus beige diront certaines langues... dont moi).

Bref, Who Do You Trust? est sûrement l’album le plus pop du quatuor (les pièces Elevate et Top Of The World feront sourciller les admirateurs de la première heure), et ce malgré l’inclusion de brûlots plus énergiques à la The Ending, ouverture de l’œuvre.

Vous l’aurez deviné, le 10e LP de Papa Roach est en dents de scie et exige beaucoup de patience — ou d’amour — des admirateurs au cours des premières écoutes. À moins d’être nostalgique de Rage Against The Machine ET d’apprécier les mièvreries pop d’Imagine Dragon (l’équivalent musical de manger de la crème glacée au thon, disons), Who Do You Trust ? tient davantage de l’épreuve de force que d’un moment agréable.

Pire encore, cette résilience est finalement récompensée par une œuvre qui s’avère cruellement au ras des pâquerettes.

Un album moyen, donc. Très moyen, même.

Jordane Labrie - 12 jours

★★★ ½

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Auteure-compositrice-interprète native des Escoumins (et participante de La Voix VI), Jordane Labrie s’associe à Jeannot Bournival pour livrer cet album folk racontant un road trip sur rails traversant le Canada. Sans se distinguer de sa cohorte, Labrie chante à merveille et le LP est bien foutu, musicalement parlant. De plus, la proposition est intéressante (idem pour les textes, ailleurs). Les fans des Sœurs Boulay ou encore des Hay Babies devraient apprécier.

Lost Kings - Paper Crowns

★★★

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Mais qu’est-ce qui se passe ? Sur papier, je devrais attendre cette parution — de la pop électro jetable — avec une brique et un fanal, mais je m’avère... agréablement surpris. Plus que de la musique de fond pour vidéos de You­tubeurs, le duo de Los Angeles a un petit don pour l’hymne fédérateur et une bonne oreille pour sa sélection d’interprètes (la chanteuse new-yorkaise Norma Jean Martine vole le show sur le tube When We Were Young, d’ailleurs). À écouter sur votre plateforme de diffusion préférée.

Bowling for Soup - Older, Fatter, Still the Greatest Ever (Live from Brixton)

★★ ½

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Pour le 11e album de sa carrière, le groupe pop punk texan s’offre un disque live capté en Angleterre, là où — pour une raison inexplicable — il connaît un succès dépassant presque sa célébrité aux États-Unis. Au programme, donc, des hits, une foule en délire (et un peu trop audible) et, malheureusement, trop d’interventions niaises du chanteur Jaret Reddick entre les chansons. Pour les fans seulement... et encore là.

Coup de coeur


Deerhunter - Why Hasn’t Everything Already Disappeared?

★★★ ½

Photo courtoisie

Le combo rock garage épate sur ce huitième album où il cède finalement à ses influences sixties et psychédéliques. C’est simpliste, mais pas simplet du tout (les nouveaux textes doux-amers de Bradford Cox en témoignent tout particulièrement sur cette offre). À titre de référence grand public, les inconditionnels des Beatles, époque Rubber Soul, devraient tendre l’oreille. Bref, 2019 commence rudement bien.

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