La vie est belle pour Michel Louvain | Le Sac de chips
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La vie est belle pour Michel Louvain

L’increvable crooner est de retour – deux ans après avoir proposé une captation de son concert avec l’Orchestre symphonique de Québec – avec La belle vie, un 32e LP où l’artiste culte livre des classiques « célébrant la vie », pour citer le livret du CD.

Michel Louvain - La belle vie

★★★

Photo courtoisie

Pour être plus précis, l’inimitable chanteur adapte, à la sauce trèèès Louvain, des standards des années 50 et 60 (Besame mucho ainsi que Quando, quando, quando et Let’s Fall In Love, à titre d’exemple).

Vous l’aurez deviné, ça sonne exactement comme l’idée que vous pouvez vous faire d’une de ses reprises avant même d’appuyer sur play.

Amour froid

Bien que La belle vie soit à des kilomètres de la précédente collaboration entre le chanteur et un orchestre symphonique, je ne peux m’empêcher de trouver les instrumentations de la présente offrande particulièrement froides.

Malgré le panache des musiciens rassemblés pour ce 32e album en carrière, le tout sonne souvent comme la touche « démo » d’un synthétiseur.

La virtuosité y est, certes, mais l’amour pour ces pièces semble être porté que par la voix du principal intéressé. Ce qui est un peu dommage.

Ceci étant dit

La bonhomie du projet et le charisme de Louvain, avouons-le, l’emportent.

C’est donc loin d’être un bide, mais on devine le public cible : les fans du monsieur. Celles et ceux qui iront le voir sur scène dans la cadre de la tournée misant, justement, sur ce disque.

Les autres mélomanes, eux, devront creuser davantage sa discographie ou attendre le prochain LP.

Robert Nelson - Nul n’est roé en son royaume

★★★★

Photo courtoisie

Après des projets aussi percutants qu’étriqués comme Alaclair Ensemble et Rednext Level, le rappeur Ogden Ridjanovic propose finalement un LP « solo » pour son alter ego Robert Nelson. Bien entouré (Koriass participe, ainsi que des partenaires de scène comme KNLO, par exemple), Robert Nelson se distingue de ses autres aventures artistiques en étant, justement, plus personnel, voire plus singulier, surtout dans ses rythmiques, souvent plus sombres.

Joël Martel et les pépites d’or - Un vinyle

★★★ ½

Photo courtoisie

Après une œuvre étonnante combinant rock électro 80’s, enquête policière sur fond de meurtre et... livraison de poulet, l’inclassable Joël Martel récidive six mois plus tard avec un maxi sympathique, certes, mais surtout atypique. Pastiche country ici (amusante Le petit cowboy), clin d’œil funk là (Coco qui demeure cruellement en tête), sans oublier le rap rétro Qui aime les mouches ? L’auteur-compositeur-interprète s’enfonce de plus en plus dans son terrier, mais le plaisir est toujours au rendez-vous.

Khalid - Free Spirit

★★

Photo courtoisie

Après un premier album quand même surprenant, le chanteur pop américain s’enfonce avec une deuxième offrande à l’image de sa pochette : Khalid semble en panne sèche (excusez-la). Outre sa voix – magnifique, mielleuse –, le bonhomme et son armée d’auteurs et de producteurs n’amènent absolument rien de nouveau, ou même de sincère sur Free Spirit. À qui s’adresse Khalid ici ? Aux directeurs de radios commerciales en quête de moulée ? À fuir, malheureusement.

Coup de coeur


Sara Dufour - Sara Dufour

★★★★

Photo courtoisie

À la parution de son premier LP, en 2016, je disais que Sara Dufour était un brin trop fleur bleue à mon goût et, surtout, à surveiller. Des années plus tard, je réitère que l’auteure-compositrice-interprète folk country commande l’attention et dépasse les attentes avec cet album homonyme plus sérieux (mais pas tant lorsqu’on considère des pièces comme Baseball) et encore plus sincère, autant sur le plan du chant que de la réalisation. À titre de référence : les fans de Fred Fortin, voire de Lisa LeBlanc, vont adorer.

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