Le Sac de chips | [VIDÉO] Harold LeBel livre un touchant discours sur l’aide sociale
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[VIDÉO] Harold LeBel livre un touchant discours sur l’aide sociale

Photo d'archives, Simon Clark

Le député du Parti québécois dans la circonscription de Rimouski, Harold LeBel, a livré un discours plus que senti sur l’aide sociale, aujourd'hui, à l’Assemblée nationale.

Le péquiste a dénoncé les préjugés auxquels font face les prestataires de l’aide sociale. La majorité des élus, de tous les partis politiques, ont ovationné M. LeBel à la suite de son discours. 

«On appelle ça l’aide de dernier recours, ça fait que, quand tu arrives là, tu as tout épuisé, tu dois de l’argent à tout le monde, tu as honte, tu arrives là, puis ce n’est pas... Tu ne vas pas là parce que tu as le goût», a-t-il affirmé.  

«Quand tu es un gars costaud comme moi, puis que tu es à l’aide sociale, qu’est-ce que tu te fais dire? “Voyons donc, travaille...” Tu sais, c’est ça que tu te fais dire. Quand tu es une femme monoparentale: “Bien, regarde, si tu as voulu avoir des enfants, bien regarde, paie pour”, c’est ça qu’on entend dire. Puis quand tu es immigrant: “Ce serait bien pire dans ton pays.” C’est ça qu’on entend. C’est ça, les préjugés qu’on entend quand tu es à l’aide sociale», a ajouté LeBel, retenant quelques sacres au passage.  

Il a poursuivi en déclarant qu’il fallait «sortir de ces préjugés de taverne».  

Disant rêver d’un revenu minimum garanti dans un pays souverain, Harold Lebel a ensuite conclu avec une citation du péquiste Jean Garon.  

«Nous autres, comme députés, comme ministres, ce qu’on a à faire, ce n’est pas faire avancer notre produit national brut, ce qu’on a à faire avancer, c’est le bonheur national brut. Moi, ce que je souhaite, c’est que tout le monde ici, au Québec, on ait droit au bonheur.»

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