[ROMAN-PHOTO] François, Pierre, Manon et Pascal vont aux États | Le Sac de chips
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[ROMAN-PHOTO] François, Pierre, Manon et Pascal vont aux États

Le texte qui suit n’est que fiction. Rien de tout cela ne s’est réellement produit.   

Chapitre 1 – Le grand départ  

Il est 6h du matin.     

François Legault prend son thermos rempli de café «instantané» sur la table de la cuisine et se rend à sa voiture stationnée devant l’édifice Price à Québec. Aujourd’hui, c’est enfin le voyage que ses amis et lui planifient depuis le 1er octobre dernier.      

François, Pierre, Manon, Gabriel et Pascal n’ont qu’un seul objectif: se promener pieds nus sur le sable blanc d’Old Orchard Beach.      

Montage Philippe Melbourne Dufour

Comme tout bon conducteur désigné, il rejoint la troupe qui l’attend au Shell sur Laurier.      

«Tout le monde est là?» dit François.      

«Oui!», répondirent les autres à l’unisson.      

Après avoir traversé le deuxième lien, une idée a traversé l’esprit de Manon.      

«Je pense qu’on a oublié Gabriel!» s’écria-t-elle.      

Eh oui, ils avaient oublié le leader parlementaire de Québec solidaire au Shell sur Laurier.        

Montage Philippe Melbourne Dufour

Mais ils ne retournèrent pas le chercher.      

«Il n’a qu’à prendre le bus et nous rejoindre! Il aime ça», s’esclaffa François.     

Ils ont tous ri pendant au moins 45 minutes en pensant à Gabriel.      

Chapitre 2 - Au royaume bleu CAQ  

La route se faisait bien, mais François et Manon commençaient à être tannés du Paul Piché de Pascal.      

Pierre, lui, s’était endormi.     

Ils arrivaient dans la magnifique région de la Beauce, mieux connue sous le nom du Royaume bleu CAQ.      

François se sentait bien, mais quelque chose le chicotait.      

Un électeur avait voté pour Québec solidaire le 1er octobre dernier et il comptait bien le retrouver.      

Ses informateurs lui avaient indiqué qu’il ne vivait pas très loin de Saint-Georges et qu’il avait une ferme bio.      

Arrivés sur place, ils furent stupéfaits.      

«LÉO!» crièrent-ils.      

Eh oui, Léo Bureau-Blouin, l’un des leaders de la grève étudiante de 2012, lavait ses carottes. C’était lui l’électeur de Québec solidaire.       

Montage Philippe Melbourne Dufour

Pierre dormait toujours dans l’auto.      

Chapitre 3 - Les douanes du pays  

Voilà que nos quatre protagonistes ont passé Saint-Georges et arrivent aux douanes.      

Y’a du monde.      

Les gens sont complètement immobilisés, ça se lançait quasiment la balle à côté des chars.      

Vient finalement leur tour, le douanier s’approche de la fenêtre de François.      

«Papiers du véhicule, passeports, permis de conduire et... selfie?» dit le douanier.      

C’était Justin Trudeau.      

Montage Philippe Melbourne Dufour

«Voyons, il est partout celui-là. Toujours en train de mettre le nez dans nos affaires!» s’écria Pascal.      

En effet, Justin voulait faire une inspection du véhicule. Il avait quelque chose d’anormal. Personne ne fumait dans l’auto, mais il y avait une odeur de cannabis.      

«Ouvre le coffre, François», ordonna Justin.      

À la grande surprise de ce dernier, il y trouva Lionel Carmant, le ministre délégué à la Santé et aux services sociaux.      

«Justin, le cannabis c’est légal, mais ce n’est pas banal», a lancé Lionel dans un coffre qui avait l’allure d’un fumoir.     

Montage Philippe Melbourne Dufour

Trêve de plaisanterie, tous se rendent finalement compte qu’ils ont oublié leur passeport à Québec.      

Ça tombe bien, Gabriel était peut-être toujours au Shell sur Laurier.       

Manon était ravie de peut-être revoir son co-porte-parole.      

Pierre, lui, dormait toujours.     

Chapitre 4 - Aller-retour  

Le retour était silencieux. Il n’y avait pas de Paul Piché. On entendait seulement le bruit du crayon sur du papier. Manon écrivait quelques slogans qu’elle pourrait sortir lors de la prochaine manifestation.      

Pascal répondait à son monde sur Twitter.      

François conduisait encore, mais il semblait avoir moins de plaisir qu’au tout début.      

Pierre dormait.      

Lionel mangeait des chips.      

Ils sont finalement arrivés au Shell sur Laurier. Ils déposent Lionel.      

Après une petite virée à travers la ville, tout le monde a son passeport.      

Pierre, aussitôt revenu dans l’auto, s’est encore endormi.      

«Bon, cette fois, c’est la bonne. Direction Old Orchard Beach!» a déclaré François.      

Ils traversèrent le pont Pierre-Laporte.      

Tout près des douanes, Manon avait une impression de déjà-vu.      

«Gabriel! On a encore oublié Gabriel!», cria-t-elle.      

Tant pis, tous les autres étaient du même avis: Gabriel manquerait les vacances aux States.      

Chapitre 5 - Les douanes, scène 1 prise 2  

Il y avait moins de voitures. L’heure de pointe semblait être terminée.      

C’est encore Justin Trudeau qui est venu les voir.      

«Ça va aller plus vite, on a fait les vérifications tantôt, tu n’as qu’à signer ici François», affirma Justin, en brandissant un vieux document.     

François, qui voulait se débarrasser de la paperasse allait signer, mais Pascal l’en empêcha.      

«Wô minute! C’est la Constitution ça!» lança ce dernier.     

Justin rougit, il voulait faire un tit tour de passe-passe aux Québécois.      

«C’est pas fin ça, Justin», ajouta François.      

Ils laissèrent Justin bredouille et continuèrent leur route dans cette bonne vieille terre libre d’Amérique qu’est l’État du Maine.     

Pierre faisait une petite sieste.      

Montage Philippe Melbourne Dufour

Chapitre 6 - Old Orchard Beach  

Ils sont finalement arrivés à destination. Ils déambulèrent sur la «main» et aperçurent le fameux Old Orchard Beach Pier.      

«J’adore les États», dit François au reste de la gang.      

«Moi ce que j’aime, c’est qu’il a tellement de Québécois que je me sens chez nous», renchérit Pascal.      

«Je ne me souvenais pas à quel point cette ville incarne le capitalisme», s’indigne Manon en voyant toutes les petites boutiques américaines.      

«zzzzzz», ronfle Pierre.      

Manon est la seule à se baigner dans les eaux glaciales de la baie de Saco.      

Montage Philippe Melbourne Dufour

«Allez les gars!», cria-t-elle aux autres qui se faisaient bronzer.      

Ils firent semblant de ne pas l’entendre.     

Alors que l’après-midi se déroulait à merveille et qu’ils dégustaient leurs guédilles aux homards, les quatre chefs parlementaires entendirent une voix qu’ils connaissaient très bien.      

C’était celle de Jean Charest. Il marchait sur la plage avec Philippe Couillard. Ils discutaient de la vue de leur chambre de motel sur la mer.     

Montage Philippe Melbourne Dufour

Pierre se réveilla en sursaut.      

«Pierre! Ça fait longtemps!» cria Philippe.     

«Oui, depuis les élections. T’es parti vite mon homme», répondit Pierre, un peu mêlé en raison de ses 36 heures de sommeil consécutives.      

«Ouin, je pense que l’affaire de l’épicerie à 75$, ça m’a fait mal», ajouta Philippe.      

Pas mal tout le monde se retenait pour ne pas rire.      

«En tout cas, Pierre, si tu veux venir jouer aux cartes à notre chambre, nous sommes prêts!» s'esclaffa Jean.      

Jean et Philippe s’en allèrent plus loin en courant et en jouant à la «tag».      

«Voulez-vous bien me dire ce qui vient de se passer?» lança François.      

«L’héritage libéral, François, c’était l’héritage libéral», dirent Pierre, Pascal et Manon en même temps.      

Ils rigolèrent tous un bon coup.      

Chapitre 7 - Tout feu, tout flamme  

C’était la journée des feux d’artifice et nos joyeux élus n’en demandaient pas tant.      

Après le souper, tous portaient des culottes ¾ et admiraient le spectacle.      

Des vraies vacances à Old Orchard Beach.      

Ils retournèrent à leur terrain de camping pour faire un feu.   

C’était difficile. Ça ne prenait pas du tout.      

Montage Philippe Melbourne Dufour

«Mets du gaz François, le gaz, ça n’a jamais tué personne», exprima Manon.      

François mit aussitôt du gaz. Ils n’avaient jamais vu un feu de camp autant splendide.      

C’était la fin de leur journée et, par le fait même, de leurs vacances.      

Ils chantèrent tous à l’unisson Toutes les femmes savent danser de Loud et passèrent la meilleure soirée de leur été.     

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