Voici (sûrement) le pire disque de l’année | Le Sac de chips
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Voici (sûrement) le pire disque de l’année

Je souhaite rarement du mal à mon prochain. De plus, je tente également de demeurer le plus constructif possible lorsque vient le temps de livrer cette chronique.

Peppa Pig 

Photo courtoisie

★1/2

My First Album

Mais là... MAIS LÀ...

Il y a quelques jours à peine, l’étiquette eOne livrait My First Album, un LP signé Peppa Pig. 

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’enfants : Peppa Pig est...

– un porcelet insupportable (presque autant que Caillou)

– une héroïne d’une série animée diffusée dans plus de 180 pays

– et la figure de proue d’un empire médiatique qui, selon le Guardian, vaut plus de 1,5 milliard de dollars.

On en parle ici, car l’album est arrivé en juillet dans les bacs en même temps qu’In My Defense, second album de la rappeuse Iggy Azalea. Cette dernière l’a d’ailleurs souligné sur Twitter, faisant valoir (à la blague, mais pas tant) que la popularité de l’animal éclipserait son retour sur disque.  

Ce qui est évidemment arrivé. Et d’où cette critique éclair – et fielleuse, avouons-le – de l’œuvre.

Deux pas en arrière

Paternité oblige, je consomme davantage de médias pour enfants et My First Album est non seulement irritant pour les parents (les instrumentations prévisibles au glockenspiel abondent), mais pour les gamins qu’on prend surtout pour des imbéciles heureux, ici. 

Contrairement, par exemple, aux offrandes récentes de la clown Atchoum (qui s’alliait à des musiciens locaux comme Pépé et sa Guitare et Louis-Philippe Gingras pour son disque Prêt, pas prêt) ou encore de Kid Kouna, un projet mi-trash, mi-relevé qui fera sourire petits et grands, My First Album est une œuvre infantile d’une autre époque tant elle est basique.

À éviter. Sincèrement.

Beyoncé

Photo courtoisie

★★★

The Lion King: The Gift

Un peu à l’image de la trame sonore de Black Panther, Beyoncé – qui prête également sa voix à la nouvelle adaptation du classique animé – propose un mixtape inspiré du film. L’exercice, toutefois, ne passe pas aussi bien que le projet de Kendrick Lamar à l’époque. Primo, sur 27 extraits, 13 sont des interludes courts et, surtout, oubliables. Pour le reste, on combine des collaborations d’artisans du long métrage (prévisible, mais bon) et des chansons d’artistes africains (l’aspect le plus intéressant de The Gift). Un album pop correct, sans plus (ce qui est tout de même décevant lorsqu’il question de Queen B).

Violent Femmes

Photo courtoisie

★★★1/2

Hotel Last Resort

Pour son 10e album en carrière, le combo rock folk culte offre un disque solide, mais tout de même décevant en quelque sorte. Le chanteur Gordon Gano et ses sbires semblent pris à la gorge entre l’envie d’innover (le LP est chargé politiquement ici et là) et un besoin de plaire, encore et toujours, aux fans de la première heure. En effet, bien que le groupe soit actif depuis 40 ans, il demeure aussi adulescent de nos jours... pour le meilleur comme pour le pire. Satisfaisant, donc, mais pour les inconditionnels surtout. 

Of Monsters And Men

Photo courtoisie

★★1/2

Fever dream

Rappelez-vous ! Au début des années 2010, The Lumineers, Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, Mumford & Sons et compagnie captivaient les ondes FM avec leur folk pop doucereuse riche en « hey ! ». Près d’une décennie plus tard, Of Monsters and Men – un autre projet lié à cette vague – tente de s’en échapper avec une approche plus pop rock sur ce troisième LP. L’expérience est louable, bien sûr, mais le résultat, lui, demeure malheureusement au ras des pâquerettes. 

Coup de coeur | Muzion

Photo courtoisie

★★★★

Mentalité Moune Morne

Avant que le rap soit « keb » et ne devienne le nouveau rock’n’roll ou la nouvelle pop (bref, la musique du moment), c’était le chant d’une culture underground menée au front et portée aux nues par ce désormais classique de Muzion. Vingt ans plus tard, le LP n’est plus une exclusivité de pawnshops. Il est de retour en circulation sur CD en plus d’être offert en édition de luxe sur vinyle pour captiver d’autres générations. C’est un excellent disque et une excellente nouvelle, donc.

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