Avoir des enfants rend plus heureux... surtout quand ils s’en vont! | Le Sac de chips
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Avoir des enfants rend plus heureux... surtout quand ils s’en vont!

Courtoisie

Vous enviez vos amis sans progéniture qui semblent avoir tout le temps du monde devant eux? Vous enviez leurs longues nuits de sommeil? Attendez, votre tour va venir.  

Le New Scientist a publié les grandes lignes d’une vaste enquête menée par l’université Heidelberg en Allemagne. En tout, 55 000 répondants âgés de 50 ans ont été interrogé sur leur aptitude au bonheur.  

Si les parents dont les enfants vivent toujours à la maison sont moins heureux que les autres adultes sans enfants, la tangente s’inverse quand les enfants quittent le nid familial. Donc, les parents d’enfants partis vivre ailleurs deviennent, en moyenne, plus heureux que les gens de leur âge qui n’ont jamais eu d’enfants.  

Le chercheur Christoph Becker avait remarqué que la plupart des études sur le bonheur parental s’attardaient surtout aux parents dont les marmots vivaient toujours sous leur toit. C’est pourquoi il a décidé d’analyser les données du sondage des 55 000 répondants de 50 ans et plus vivant en Europe.  

Il s’est avéré que les représentants de ce groupe souffraient moins de dépression que leurs congénères du même groupe d’âge qui n’avaient pas eu d’enfants.  

Becker a émis l’hypothèse que cet état de bonheur passé 50 ans pour les parents pouvait être associé au fait que le stress diminue quand on n’a plus à s’occuper des enfants au quotidien. Ces derniers, en vivant d’autres expériences ailleurs, peuvent aussi enrichir l’expérience sociale de leur parents.  

Même que les rôles peuvent s’inverser et les enfants peuvent apporter un soutien financier à leurs parents et les aider. Ce contact avec les enfants qui reviennent les visiter peut même faire oublier les tourments de la vie parentale des années précédentes.  

Si ce sondage est basé sur des données européennes, le phénomène semble se répéter du côté des États-Unis. Après avoir analysé des sondages de la firme General Social Survey répartis sur 40 ans, Nicholas Wolfinger de l’université d’Utah en vient presque aux même conclusions.    

L’ensemble des données démontrait que les parents âgés entre 50 et 70 ans dont la progéniture était déménagée étaient 5 à 6% plus enclins à se déclarer «plus heureux» que ceux du même âge habitant toujours avec leurs enfants.  

Donc, chassez les Tanguy et bonjour bonheur?   

Selon Nicholas Wolfinger, si les parents attendent le départ de leurs fils ou fille pour profiter de la vie, ils pourraient trouver refuge dans un pays avec de meilleurs programmes sociaux pour le soutien parental, comme la Norvège, la Suède ou le Portugal, par exemple. Dans ces contrées, l’indice de bonheur des parents serait même supérieur aux adultes sans enfants.  

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