Dany Bédar marque le retour de l’automne et du linge mou | Le Sac de chips
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Dany Bédar marque le retour de l’automne et du linge mou

À la fin d’un été tantôt suffocant, tantôt pluvieux, plusieurs se réjouissent déjà des premières couleurs automnales, rêvant au confort du linge mou qui est — c’est connu ! — socialement acceptable à l’extérieur de nos demeures dès le 27 septembre.

Dany Bédar - Dany Bédar

★★★

Photo courtoisie

Préambule météorologique pour faire valoir, justement, que le nouvel album de Dany Bédar — moussé sous le signe du « retour » — paraît à un moment charnière : entre les derniers rayons chauds du soleil et l’envie de se lover dans une bonne vieille couverte de laine.

Ton ami Dany

Tel notre meilleur chum, Dany salue nos nouvelles fréquentations (Je pense que t’es en amour) alors que, de son côté, il panse ses propres blessures amoureuses (Mes vacances) et fait son deuil (Le ciel t’est tombé sur la tête en hommage à son grand-père).

Poète du quotidien, Bédar se fait donc incroyablement candide, livrant ce qui pourrait s’apparenter à des pages de son journal intime (quoique des rimes plus complexes auraient parfois été appréciées).

La musique au service du message

Du côté des mélodies, Dany Bédar, son coréalisateur Daniel Cinelli ainsi que leurs frères d’armes Martin Bédar, François Blouin, Yannick Boivin et Fred Beauséjour rassemblent des musiques qui semblent essentiellement au service du propos : les émotions du principal intéressé.

En gros : c’est du folk simpliste, mais pas simplet pour autant et livré sous la houlette d’une production juste assez sirupeuse pour bien happer les mélomanes et les radios, bien sûr.

Ce qu’on retiendra de Dany Bédar, l’album — outre le retour de Dany Bédar, l’artiste —, c’est la franchise de l’auteur-compositeur-interprète qui porte ici sa sensibilité tel un étendard.

Ses fans le retrouveront avec plaisir, doudou duveteuse sur les épaules en prime.

The Agonist - Orphans

★★★★

Photo courtoisie

Bien que méconnu du grand public local, The Agonist est sûrement un des exports métal québécois les plus en vue et il le prouve avec aplomb sur Orphans, son sixième LP. Cinq années après le drama entourant le changement de chanteuses au sein du projet, on sent Vicky Psarakis plus en confiance derrière son micro, la poussière et les comparaisons avec Alissa White-Gluz étant finalement tombées. Pour le reste, The Agonist frappe fort avec un album qui grommelle à fond la caisse tout en demeurant mélodieux et ambitieux. In Vertigo, un petit opéra en soi qui ouvre le bal, le démontre à merveille.

Tove Lo - Sunshine Kitty

★★★★ ½

Photo courtoisie

Soyons brefs : Sunshine Kitty de l’artiste pop Tove Lo n’est pas une gifle, mais bien un uppercut coiffé d’un poing américain. Délicieusement crue et plus lumineuse qu’à ses débuts, l’autrice et interprète livre ici 14 hymnes carburant au girl power. Flirtant aussi avec le dance, l’électro, voire le rap, Sunshine Kitty plaira également aux fans du matériel Lykke Li, Rihanna, Robyn, voire Fever Ray. De la bombe, donc.

Marc Déry - Atterrissage

★★★ ½

Photo courtoisie

Huit ans (!) après Numéro 4 vient donc le cinquième album solo du chanteur culte qui pourrait bien proposer ici un « best of » de chansons inédites. Clin d’œil aux Beatles (Déry a déjà participé à un hommage aux quatre garçons dans le vent) ? Ça s’entend sur la pièce titre qui lance le LP. Un penchant certain pour la pop planante, voire le trip hop ? Déry renoue sans gêne avec ce qui est devenu, en quelque sorte, sa marque de commerce en solo. Sans grande surprise, donc, mais tellement satisfaisant. À titre de référence, les fans de Vincent Vallières vont également apprécier.

Coup de coeur


Miro - En retard sur ma vie

★★★ ½

Photo courtoisie

Artiste (on l’a vu au sein du groupe Blé) et influenceur bien en vue, Miro surprend — celles et ceux qui s’initient à son corpus, du moins — avec En retard sur ma vie, un LP bien de son temps. Quelque part entre la pop relevée de Claude Bégin et la mouvance PBR&B (les amateurs de James Blake seront en terrain connu), on retrouve ce premier album réalisé, notamment, par Pierre-Luc Rioux. L’abondance de références en témoigne, Miro se lance en solo avec une œuvre sage, qui demeure serrée dans les rangs de son genre de prédilection, mais aussi pertinente et fort agréable. Vivement une suite qui s’annonce déjà prometteuse.

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