40e anniversaire du magazine Croc : 15 choses que vous ne saviez (peut-être) pas | Le Sac de chips
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40e anniversaire du magazine Croc : 15 choses que vous ne saviez (peut-être) pas

Image principale de l'article 15 choses que vous ne saviez pas sur Croc

Pour célébrer le 40e anniversaire de la sortie de la première édition du magazine qu’on rit, une édition spéciale parue cette semaine est disponible en kiosque.   

Beaucoup de lecteurs de la première heure (et des suivantes!) ont des souvenirs associés à certains numéros. Plusieurs collectionneurs ont d’ailleurs gardé précieusement des copies de numéros légendaires.   

Mon garde-robe dans ma vieille chambre d’ado doit encore compter des dizaines de magazines Croc empilés parmi de vieilles revues Fan Club ou Wow!.   

Quelle chance donc de rencontrer des décennies plus tard, deux des piliers du magazine : Hélène Fleury, l’une des fondatrices, ainsi que Pierre Huet, rédacteur en chef pendant 11 ans.   

Ils m’ont gentiment raconté des anecdotes ayant marqué l’histoire de Croc.   

Voici donc 15 faits inusités sur le «magazine qu’on rit».       

  • Avant de s’arrêter sur le nom CROC, la première équipe de rédaction avait lancé une trentaine d’idées parmi lesquelles on retrouvait les noms Vomi, Rat Sale et Chien Sale.  
  • Pour le numéro spécial musique (chaque numéro tournait autour d’un thème) en octobre 1988, l’équipe de Croc avait recréé la pochette de Sergent Peppers Lonely Hearts Club Band des Beatles. Au lieu des personnages habituels entourant John, Paul, George et Ringo(eux-mêmes remplacés par les Bidules de RBO) on retrouvait les principaux artisans de la musique québécoise. Tous les «grands noms» de la musique québécoise s’y trouvaient... Sauf un! «Je reçois un appel d’un de mes ennemis jurés, Lucien Francoeur. On se déteste amoureusement. Il m’appelle en disant “Tabarnak! Je suis même pas sur ta page couverture!” Je lui réponds : “fais-toi s’en pas Lucien. On parle de toi en-dedans.” Ce qui n’était pas vrai!», raconte Pierre Huet.     

   

  • Parmi les illustres collaborateurs qui ont contribué au succès de Croc, on retrouve les Guy A. Lepage, Stéphane Laporte, Claude Meunier, Michel Rivard, Serge Grenier.   
  • Certains collaborateurs étaient tellement prolifiques qu’ils devaient prendre un pseudonyme. C’est le cas de Pierre Huet qui a signé des articles sous des noms de plume tels que Jéan Beaupré, Tommy D’août (jeu de mots l'album Tommy du groupe The Who), Claude N. Counter (désopilant calembour faisant référence à l'expression «close encounter»).   
  • Michel Rivard a lui aussi signé sous un nom d’emprunt pour quelques textes : F. Lafève. (Le surnom de Rivard au sein de Beau Dommage était Flybin.)  
  • Claude Meunier avait adopté le nom Bison Revu (référence possible à Boris Vian qui a déjà signé sous le pseudonyme Bison Ravi?) pour signer un article.  
  • Le fait de prendre Drummondville comme cible à chaque numéro a rendu envieux certaines villes qui auraient bien aimé bénéficier d’une telle visibilité dans les pages du magazine. Des employés de l’hôtel de ville de Granby auraient même contacté des fonctionnaires de Drummondville pour savoir combien avait coûté la pub pour être ainsi nommée chaque mois dans le Croc!   
  • En 1981, l’équipe de Croc a même croisé le fer avec des représentants drummondvillois lors d’un événement sportif: «On est allé jouer une partie de balle molle avec eux autres. L’équipe de Croc est allé jouer à Drummondville. On s’est fait battre à plate couture!», explique Pierre Huet. Ce qui fait dire à Hélène Fleury : «On a signé le livre d’or de la ville!»  
  • Drummondville a pourtant été détrônée par Saint-Jérôme le temps d’un concours où on demandait aux lecteurs quelle était la ville la plus drôle du Québec. «Les gens de Saint-Jérôme s’étaient mobilisés pour avoir le titre. Parce que ça avait été décidé par les lecteurs. On les avait élu les plus niaiseux du Québec. Mais on est revenu à nos premières amours (Drummondville) par la suite», se rappelle Hélène Fleury.   
  • Une émission intitulée Radio-Croc s’est retrouvée brièvement sur les ondes de CKAC en mai 1986 avec Pierre Lebeau, Michèle Deslauriers et Michel Desrochers. Pour ensuite être diffusée à CKOI FM en 1987 avec Pierre Lebeau, Christiane Labelle, Pierre Claveau et Danièle Panneton.   
  • Le magazine a aussi créé sa propre émission de télé : Le monde selon Croc. À compter du 30 septembre 1988 à TVA, les sketchs étaient joués par Pierre Lebeau (encore lui!), Daniel Brière, Sophie Lorrain, Thomas Gratton (Pin-Pon! et Bouboule dans Épopée Rock), Diane Lavallée et un certain Roy Dupuis.     

   

  • En plus des numéros réguliers, le magazine a publié Croc Hebdo sous forme d’un journal pour couvrir la campagne électorale provinciale de 1985.   
  • Justement, en pleine campagne électorale provinciale, Robert Bourassa du Parti libéral et Pierre-Marc Johnson, chef du Parti québécois, avaient d’ailleurs accepté de donner une entrevue à CROC Hebdo. «Quand M. Bourassa est revenu en 1985, il donnait sa conférence de presse. Tous les médias étaient là. Et j’avais ma p’tite casquette Croc Hebdo comme Tintin l’as reporter. Et Robert Bourassa m'a interpellé : "Madame Hélène Fleury, si vous voulez me suivre." Le monde capotait! Parce qu'ils étaient tous là: Radio-Canada, TVA, le Journal de Montréal, le Devoir. ...Et c'est moi qui passait en premier. En one on one avec M. Bourassa, j'ai été la seule. Pourquoi? Parce qu’on rejoignait les jeunes.»  
  • En plus de lancer des éditions parallèles à sa publication mensuelle, Croc a également mis sur le marché multiples produits dérivés tels qu’un jeu de société, des cartes à jouer, une cassette de Noël et même un agenda!      

Normand Bastien

   

  • Quel est le numéro qui a rendu le plus fier Pierre Huet? «Le numéro 100, qui a été le plus vendu de notre histoire. 125 000 exemplaires. Parce qu’on avait fait un hostie de photo-théâtre. Serge Grenier nous avait écrit une histoire de 15 pages. On a couru après tous les humoristes du Québec. Tout le monde y était.»   
  • Tout au long de son existence, CROC a bien aimé parodier d’autres publications. On vous laisse le soin de deviner de quelle publication il s’agit en ne vous fournissant que les noms modifiés par Croc : Châtelain, Sécrétion de lectures indigestes, Télé-Croc, Le L’on dit, Prothèsez-vous, Ecroc-Vedettes et plusieurs autres.     

À noter que l’ex-rédacteur en chef de Croc lançait cette semaine le balado Paroles de Pierre Huet en collaboration avec QUB radio.   

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