Après Billie Eilish, voici Poppy ! | Le Sac de chips
/harddrive

Après Billie Eilish, voici Poppy !

Est-ce que le succès critique et populaire de la fameuse chanteuse californienne pourrait paver la voie pour d’autres jeunes loups de champ gauche ?   

  

Poppy  

Photo courtoisie

I Disagree  

  

La sensation Poppy pourrait bien prétendre à la couronne en 2020 avec son troisième album I Disagree.   

POP QUI ?  

Personnalité web #connue depuis le début des années 2010, l’artiste américaine âgée de 25 ans s’impose de plus en plus au sein de l’industrie musicale depuis, attirant notamment l’attention de Diplo (qui lui a offert un contrat sur son étiquette Mad Decent) et Grimes (qui collabore à nouveau sur I Disagree d’ailleurs).   

À l’instar de Billie Eilish, mais opérant dans un tout autre registre, Poppy est inétiquetable.   

Après Poppy.Computer (2017), un premier LP diablement original et tirant dans tous les sens (pop, électro, mais aussi aux accents rock lorsqu’on s’attarde à My Microphone), la chanteuse née à Boston opinait essentiellement entre deux genres — la pop de club... et le heavy metal en guise de conclusion — sur Am I a Girl ? (2018).   

Sur I Disagree, Poppy surprend avec une autre production pop fortement inspirée du heavy metal, mais qui opère davantage que son deuxième album, voire son maxi Meat paru l’année dernière.    

DU METAL POP   

Alors que le projet pop metal japonais BABYMETAL va jusqu’à charmer les puristes depuis sa création en 2010 (Rob Zombie compte désormais parmi leurs fans et le groupe s’est déjà retrouvé au festival Heavy Montréal par le passé), la chanteuse américaine opte pour une approche plus « nord-américaine » qui pourrait accrocher également l’élusif grand public par la bande en plus des mélomanes.    

C’est très tôt dans l’année, mais soyons fous : je parie un ‘tit 2 $ qu’I Disagree se glissera sur quelques listes des meilleurs albums de 2020.   

  

Justin Bieber  

Photo courtoisie

★★  

Yummy  

Début d’année oblige, les lancements d’albums sont rares. En phase avec notre époque, je vais donc me rabattre sur les parutions de singles majeurs à l’occasion, dont Yummy, un « retour » plutôt paresseux pour le Bieb. Première chanson solo en trois ans pour la star, l’artiste déçoit avec un texte borderline débile (en gros : répéter le titre de la pièce ad nauseam) et une musique R&B tendance, certes, mais qui s’élève à peine de la cohue. Une rentrée un brin manquée, bref.   

  

Hailee Steinfeld  

Photo courtoisie

★★★  

Wrong Direction  

La chanteuse et actrice (on l’a autant vue dans True Grit que Bumblebee) inaugurait 2020 de son côté avec une nouvelle balade pour un album à venir au cours des prochains mois et qui fera suite à son premier maxi paru en 2015. En bref, le texte doux-amer (pour les amateurs de potins, celui-ci aurait été inspiré par sa relation avec l’ex-membre de One Direction Niall Horan) rehausse une chanson pop pianotée et émotionnée à souhait qui s’avère, malheureusement, un brin trop convenue. Steinfeld étant bien en voix (et bien entourée), Wrong Direction passe tout de même le test.    

  

Joël Martel et l’Orchestre synthétique de Songsmith  

Photo courtoisie

★★★  

Compilation Poulet Vol​.​1  

Le ménestrel du web local lance l’année avec une production assez inusitée : des tounes fredonnées et improvisées lors de séances Twitch qui sont transformées ici en véritables chansons à l’aide du logiciel Songsmith. À mi-chemin entre l’écriture automatique, les petits délires de fatigue cumulée et l’imprévu, Joël Martel propose sûrement son ovni le plus difficile d’accès de sa carrière (mais qui s’avère tout de même sympathique, surtout auprès des initié[e]s).    

  

COUP DE COEUR  

DOUBLE DATE WITH DEATH  

Photo courtoisie

★★★★  

L’au-delà  

Bien qu’on annonce la mort du rock depuis belle lurette, la gent ‘tit cuir n’en finit plus de se rebiffer. Après la signature du combo francophone Corridor sur l’étiquette américaine Sub Pop en 2019, c’est au tour du projet rock garage psychédélique québécois Double Date With Death de proposer un premier album gueulé dans la langue de Molière ce mois-ci. S’inscrivant dans un sillon semblable aux susmentionnés Corridor, DDWD fait également écho à Chocolat, les Ramones, voire Best Coast. Du bon son, bref !

À lire aussi

Et encore plus