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Kiari Gerba parle de la réalité d’être noir à Occupation Double

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Photo Steve Madden

Kiari Gerba est l'un des candidats de la dernière édition de la populaire téléréalité Occupation Double à s'être envolé vers l’Afrique du Sud.  

Après sa chaîne YouTube Café au lait, lancée avec sa copine et cofinaliste Alex-Anne Aubé-Kubel, Kiari Gerba a lancé un blogue la semaine dernière intitulé Kiki vous aime. Il lancera aussi bientôt une balado.  

• À lire aussi: Alex-Anne et Kiari d'OD Afrique du Sud ont lancé une nouvelle chaîne YouTube  

Dans la publication Instagram où il annonce le lancement du blogue, Kiari y va de cette déclaration: «J’ai toujours adoré écrire et j’ai donc décidé de vous faire part de ma passion à travers des articles que je publierai à chaque semaine.»  

  

  

Kiari est le premier candidat noir à se rendre en finale d’Occupation Double.  

La télévision québécoise n’est pas particulièrement reconnue pour sa diversité. Même si on en voit de plus en plus, les personnes issues des minorités culturelles font face à des défis quand elles apparaissent au petit écran (ou dans votre écran 72 pouces).   

Kiari explore justement ces thématiques dans son dernier texte.  

Dans Être PROPORTIONNELLEMENT bien dans sa PEAU..., un titre qui fait référence à une phrase qui avait marqué les esprits dans sa vidéo de présentation à OD, Kiari aborde la réalité d’être noir et candidat dans une des téléréalités les plus écoutées du Québec. Il invite les lecteurs à se poser des questions sur leurs propres biais et idées préconçues en ce Mois de l’histoire des Noirs.   

Le Montréalais d’origine camerounaise traite d’une pression ressentie de représenter tout un groupe de gens, en rappelant les passages des candidats Louis-Pierre à Occupation Double Portugal et Pierre Hans à Occupation Double Grèce.  

«Avant de partir en Afrique du Sud, je l’ai tellement entendu souvent... Please bro, fais-nous pas un "Pierre Hans"! Je trouvais ça incroyablement frustrant. J’ai énormément d’admiration pour ces deux candidats qui ont osé faire l’émission et se sont relevés la tête haute après leurs "échecs". Connaissant mon orgueil, je n’aurais jamais été capable de vivre leurs expériences et je leur lève mon chapeau.»  

  

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Il parle aussi de sa conscience d’être le «le Noir» d’Occupation Double pour certain téléspectateur, même si lui-même ne souhaitait pas mettre l'accent là-dessus.   

«Chaque fois qu’on me félicite d’avoir été le premier finaliste d’origine africaine, un grand sentiment de confusion m’envahit. Le côté compétitif en moi ressent une énorme fierté, alors que le côté humain en moi est envahi d’une immense amertume. Il a fallu 13 saisons pour que cet "accomplissement" se déroule. Selon moi, au point de vue sociétal, il n’a pas grand-chose à être fier...»  

Une des parties particulièrement touchantes de son texte est quand Kiari parle de la pression qu’il sentait sur ses épaules d’être sage et parfait pour ne pas alimenter les stéréotypes racistes que certains téléspectateurs pourraient avoir.   

  

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She got me in my feelings ❤️ @jayzackeli 📸

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Il revient justement sur sa déclaration du début de l’aventure, quand il a dit avec humour qu’il était «proportionnel de partout».  

«Ce n’est peut-être que moi, mais, souvent, lorsque les candidats le répétaient, je trouvais ça bizarrement rabaissant, car je le percevais parfois comme si ceux-ci insinuaient que le seul intérêt d’une femme pouvait ressentir envers un Noir était la longueur de son pénis. Je sais que ça sonne full dramatique et que ma vie fait pas pitié... mais y a-t-il un peu de vérité là-dedans?»  

Loin d’être dramatique, Kiari touche à un vrai problème documenté, la fétichisation, qui touche surtout les minorités raciales et sexuelles.   

Kiari finit son texte avec un souhait sincère que les prochains candidats noirs ne se censurent pas et soient authentiques et invite le lecteur à se remettre en question.  

Tout ça est une belle et douce conclusion.  

Pour lire son texte, c’est ici .  

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