La petite séduction de 2Frères se poursuit | Le Sac de chips
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La petite séduction de 2Frères se poursuit

2Frères tient de l’énigme (ou presque).

2Frères

Photo courtoisie

★★★½

À tous les vents

Si certains mélomanes leur reprochent de donner dans un folk pop rock manifestement ancré dans des tracas banals, les accolades démontrent bien que l’approche (qui serait risible entre les mains de plusieurs de leurs congénères) opère toujours.

Comment expliquer un succès aussi persistant que grandissant alors que le duo se consacre essentiellement à une trame sonore du quotidien des « gens ordinaires» ? À tous les vents offre non seulement quelques pistes de réflexion, mais pointe également vers une nouvelle direction pour le fameux projet. 

Une fois au chalet

Évidemment, une première réponse pour expliquer cet amour du grand public est, justement, l’intérêt et la générosité des Caouette envers celui-ci. Après tout, rares sont les artistes dans leur position qui se cantonnent dans les tracas du « petit monde ». 100 fois, où les frères en compagnie de leur collaborateur aux textes et musique Steve Marin, tentent de remettre un chum aigrefin sur le droit chemin, vient notamment en tête. Tout comme Recoller ton cœur, une chanson sur la monoparentalité et tirer le proverbial yab par la queue.

Bref, on est à des kilomètres de l’album-concept ou du brûlot engagé. Et pourquoi pas ?

Pour faire simple : À tous les vents est un LP aux paroles qui, elles, sont à l’image du visuel accompagnant : chaleureux, mais aussi hermétique. C’est un peu comme un week-end au chalet, une bulle ou encore une couette, voire un champ magnétique isolant l’auditeur de ce qui se trame autour du monde. 

Côté musiques, les frangins et Marin sont au sommet de leur art. Idem pour l’interprétation des chansonniers.

Bien que la discographie de 2Frères est naissante — trois albums à ce jour! -, À tous les vents demeure leur meilleure offrande à ce jour.

Matt Holubowski

Photo courtoisie

★★★½

Weird Ones

Et de deux pour l’auteur-compositeur-interprète qui s’est notamment distingué auprès du grand public par sa participation à La Voix. Évidemment beaucoup plus qu’un concurrent de vitrines musicales, Holubowski confirme sa place de choix au sein des créateurs folk pop de sa génération avec ce nouvel album merveilleusement exécuté. Vous me voyez venir, il y a toutefois un « mais » (bien personnel, mais tout de même). Weird Ones est si beau qu’il en devient lisse. Difficile, donc, de s’y accrocher... 

Grimes

Photo courtoisie

★★★½

Miss_Anthrop0cene

Cinq années après Art Angel, un quatrième LP à la croisée des chemins entre la pop consensuelle et les expérimentations si chères à Claire Boucher, la principale intéressée « revient aux sources » — ou, du moins, aux formules étriquées, avec un album plus sombre. Bien que toujours accessible, Grimes propose tout de même une nouvelle fournée de pièces aux univers plus renfermés. En résulte une œuvre intrigante, certes, mais particulièrement en dents de scie à l’écoute. Patience, donc. 

Justin Bieber

Photo courtoisie

★★½

Changes

En janvier, le Bieb livrait Yummy, un premier single particulièrement nono pour annoncer cet album paraissant cinq ans après Purpose. La bonne nouvelle: l’extrait n’est pas si représentatif de l’œuvre. La mauvaise ? Malgré une direction pop planante intéressante, Changes tient tout de même de l’enflure avec ses 17 chansons (dont un remix de la damnée Yummy) pas toujours essentielles. C’est à croire que l’artiste et ses producteurs — près d’une vingtaine ! – ne savaient pas où tronquer. Dommage.

Coup de coeur 

OZZY OSBOURNE

Photo courtoisie

★★★★

Ordinary Man

Malgré l’âge avancé, la santé qui fout le camp et un « street cred » qui bat de l’aile depuis sa mésaventure en télé-réalité, le prince des ténèbres épate tout de même sur ce 11e album faisant suite à Scream paru une décennie (!) plus tôt. En plus de rassembler des invités de tout acabit allant de Duff McKagan de Guns N’ Roses, Chad Smith de Red Hot Chili Peppers et même Elton John, Post Malone ainsi que son guitariste et producteur Andrew Watt, Ozzy livre un disque aussi pesant que pertinent et où les moments fromagés sont rares. À écouter !

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