2020 pourrait être l’année de Souldia | Le Sac de chips
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2020 pourrait être l’année de Souldia

Les astres s’alignent de plus en plus pour le vétéran de la scène rap québécoise et Backstage, son huitième album en carrière, pourrait bien être le dernier corps céleste à s’imbriquer dans l’équation.  

Souldia  

Photo courtoisie

★ ★ ★ ★   

Backstage  

Évidemment, riche de deux décennies dans les tranchées de la proverbiale game, la réputation de Souldia n’est plus à faire auprès des inconditionnels du genre. Un public conquis d’avance qui l’aidera notamment à mettre la main sur la bourse TELUS lors de l’ADISQ 2019. En plus de cette rondelette somme de 5000 $, l’artiste s’est retrouvé nommé dans deux catégories – « Album de l’année rap » et « Meilleur vendeur » – au sein de l’événement en plus de participer au tremplin qu’est son numéro d’ouverture.          

Justement, l’intérêt des institutions et médias populaires pour Souldia prend toujours de l’ampleur (sa récente entrevue à Deux hommes en or en témoigne, d’ailleurs).           

Contrairement à ce qu’il balance sur Invité mystère, pièce lançant le bal, le rappeur est de moins en moins « un animal en territoire interdit » et même que Backstage pourrait bien être le point de rencontre (quand la crise sera passée, bien sûr) entre les fans de la première heure ainsi que monsieur et madame Tout-le-monde.          

Et ça tombe bien, d’ailleurs, car Backstage est diablement à la hauteur.           

La vérité crue  

Si, musicalement, l’artiste et son entourage sont égaux à eux-mêmes, Souldia prend toutefois les mélomanes par surprise ici par la candeur et la justesse de ses textes où il revient sur son cheminement et son passé, mais aussi sur les coulisses de son métier (d’où le titre de l’œuvre, vous l’aurez deviné). Abordant son choix de carrière, il confie notamment – toujours sur Invité mystère – que « pour moi, c’est une petite façon humaine de se rendre utile ». Une humilité qui étonne, disons.          

Avec un peu d’aide d’amis  

Aussi à noter : la sélection relevée d’invités allant de Tizzo à Eman en passant par FouKi et même Loud. Est-ce que Souldia profitera justement d’une effervescence semblable à celle de ce dernier cette année avec Backstage ? Tout porte à croire que oui et c’est amplement mérité.           

Nine Inch Nails  

Photos courtoisie

★ ★ ★  

Ghosts VI: Locusts et Ghosts V : Together  

Non content de se lancer dans la manne de la parution d’albums-surprises, Trent Reznor en dévoile deux d’un coup qui, en prime, sont distribués gratuitement sur le site officiel de NIN. Nouvelles additions à la (désormais) série d’œuvres instrumentales ambiantes inaugurée avec Ghosts I–IV (2008), Locusts et Together sont berceurs et inquiétants, bien sûr, mais souvent plus chaleureux que ce que le projet proposait il y a une douzaine d’années.           

Dua Lipa  

Photo courtoisie

★ ★ ★ ★ ½  

Future Nostalgia  

Trois ans après un premier album salué par la critique et les mélomanes, Dua Lipa en rajoute... avec un deuxième LP également porté aux nues ! Bien que le cliché voulant que la pop soit un genre simplet ait la vie dure, des parutions aussi bien foutues que contagieuses contribuent à l’effriter. Sans révolutionner son style musical de prédilection, l’artiste britannique et son entourage redorent tout de même son blason. Les fans de pop et dance du début des années 2000, voire de la fin des années 90, vont tout adorer.          

Basia Bulat  

Photo courtoisie

★ ★ ★ ½  

Are You In Love?  

En 2016, l’artiste montréalaise folk s’encanaillait avec Good Advice, un album plus pop et rock à la croisée des chemins entre les discographies distinctes de Fleetwood Mac et Marie-Pierre Arthur, par exemple. Sur Are You In Love ?, Basia Bulat lève le pied de sur la pédale, mais poursuit son flirt entre ces genres. En résulte une œuvre un brin plus taciturne et éthérée (les fans de Patrick Watson devraient tendre l’oreille), mais jamais plate. Bien joué !          

Coup de coeur  

ZEN BAMBOO  

Photo courtoisie

★ ★ ★ ★   

GLU  

Projet rock multipliant les maxis depuis 2017, Zen Bamboo cède finalement à l’exercice du premier album. Au-delà de sa collaboration avec Julien Mineau, le collectif fait écho, bien malgré lui, à Malajube en offrant une proposition rock originale, imprévisible, voire dangereuse (les entrevues du projet en témoignent), mais aussi à l’œuvre de Philippe B, par exemple, à l’écoute de leurs pièces plus tranquilles, mais toujours ambitieuses. L’attente pour ce LP en valait la peine, bref. 

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