Des gens s’organisent des séances de masturbation vidéo collectives et Zoom n’aime vraiment pas ça | Le Sac de chips
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Des gens s’organisent des séances de masturbation vidéo collectives et Zoom n’aime vraiment pas ça

Image principale de l'article Zoom lutte contre des orgies de masturbation vidéo
Image Adobe Photo Stock

Fournissez aux humains une nouvelle technologie de communication vidéo et rapidement, des bizounes apparaîtront dessus. 

Non, ceci n’est pas un vieux proverbe turc ou malgache, mais plutôt un simple constat en cette époque de prolifération du coronavirus et d’adaptation subséquente.

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Et puisque les humains raffolent du sexe, que ce soit avec des partenaires réguliers ou avec des ami.e.s trouvés aléatoirement par différents moyens, il était évident qu’ils allaient trouver un moyen d’assouvir leurs pulsions sexuelles malgré les strictes consignes de confinement en vigueur dans plusieurs pays. 

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Eh bien, apparemment, que dans le cas qui nous intéresse (continuer à faire le sexe sans s’approcher les uns des autres), c’est sur Zoom que ça se passe.

En effet, l’application de réunion vidéo que nous avons tous appris à connaître pendant cette pandémie de COVID-19 serait devenue le repaire d’organisateurs d’orgies virtuelles de masturbation, selon le journaliste de Rolling Stone EJ Dickson

Dans un long article au sujet du détournement de Zoom à des fins pornographiques amateur, ce dernier relate, entre autres, l’expérience d’Oscar Buzz qui organisait des partys sexuels queer à Brooklyn avant la pandémie et qui a dû déplacer ses activités dans le monde virtuel de Zoom depuis le mois dernier. 

Buzz organise presque chaque soir une réunion pour les membres des communautés gay et trans de New York, et celle-ci vire presque invariablement à l’orgie de masturbation, où de vingt à trente hommes se font individuellement plaisir, chacun chez soi. 

«C’est aussi un moyen de connecter avec la communauté, de s’assurer que tous vont bien et qu’ils se sentent bien», affirme toutefois Oscar Buzz. 

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Cependant, tout n’est pas au beau fixe, alors que plusieurs aspects problématiques concernant la cyber-sécurité commencent à être soulignés par certains participants.

Plusieurs craignent, en effet, que des invités malveillants enregistrent leur écran d’ordinateur ou de téléphone et gardent ainsi des traces, des preuves, de leur participation à cet événement qui devrait plutôt rester dans le domaine intime.

Les craintes des usagers se manifestent souvent envers les membres de la réunion qui préfèrent garder leur visage en dehors du cadre de la caméra ou qui restent dans la pénombre, se conférant de cette façon un rôle davantage voyeur qu’exhibitionniste. 

Du côté de chez Zoom, Dickson indique que Zoom ne souhaite évidemment pas être reconnue publiquement comme la plateforme que les gens utilisent pour aller voir d’autres personnes qui se masturbent, et ce, même si c’est exactement ce que plusieurs font.

Un porte-parole de Zoom a déclaré au journaliste de Rolling Stone que «la politique d’utilisation de Zoom interdit explicitement tout activité ou contenu obscène, indécent, illégal ou violent sur la plateforme» et que «nous encourageons nos usagers à rapporter toute violation présumée de notre politique, et nous utilisons un mélange d’outils, incluant l’apprentissage automatique, pour réussir à identifier proactivement les comptes qui pourraient être en violation». 

Oui, vous avez bien lu.

«Apprentissage automatique» signifie que de l’intelligence artificielle est utilisée entre autres, pour déterminer si des gens se masturbent ensemble sur Zoom. 

Oscar Buzz se moque bien de ces allégations. Selon lui, la compagnie Zoom, qui a tout intérêt à maintenir une image de marque irréprochable auprès de ses clients corporatifs, se drape de vertu. 

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«C’est encore une business qui veut faire croire qu’elle ne fait pas ce genre de choses, mais elle les fait», dit l'organisateur de soirées de masturbation virtuelle. 

Et pour montrer qu’il est bien au-dessus de tout ça, il a récemment organisé un party virtuel thématique «habit d’affaires» où tous les invités devaient être habillés en veston-cravate de façon à simuler une vraie rencontre d’affaires. 

Puis, au signal de Buzz, tous enlevaient leurs pantalons. Vous êtes capables d’imaginer la suite.

Quant à savoir si les orgies virtuelles de masturbation survivront à la COVID-19 et aux robots dotés d’intelligence artificielle, pour nous, au Sac de Chips, il est évident que la réponse est oui.
Mais peut-être pas dans un contexte de gratuité et d’accès relativement facile comme sur Zoom. 

En fait, ça existait sûrement déjà avant et ça continuera d’exister. 

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