De l’Acadie à Nashville pour Laurie LeBlanc | Le Sac de chips
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De l’Acadie à Nashville pour Laurie LeBlanc

Le cowboy acadien qui s’est fait connaître du grand public via son hit Moi-itou mojito « think big » et propose un second album solo dans la langue de Kenny Rogers. Sept années après Influences – un disque de reprises –, Laurie LeBlanc y va d’un premier album de compositions originales en anglais qui n’a rien à envier à ce qui s’enregistre à Nashville.

Laurie LeBlanc  

Photo courtoisie

★★★1/2

When It’s Right It’s Right

De l’importance de l’entourage

Bien que le titre de l’œuvre fait sourciller en ces temps de pandémie où plusieurs artistes rongent leur frein, When It’s Right It’s Right pourrait bel et bien être le LP qui permettra au principal intéressé de parcourir encore plus de kilomètres au Canada et aux États-Unis lors de sa prochaine tournée.

Outre sa direction musicale country rock – et sa production très pop – très en phase avec la mouvance contemporaine, When It’s Right It’s Right accompagne bien, par exemple, les plus récentes offrandes de Luke Bryan et Blake Shelton. En parlant de ce dernier, LeBlanc a justement collaboré avec Dallas Davidson qui a également signé quelques chansons pour le fameux chanteur américain. À l’entourage de Laurie LeBlanc s’ajoute d’autres grands noms comme Don Mescall (qui a également collaboré avec le groupe country Rascal Flatts ainsi que notre crooner national Garou).

Ainsi, When It’s Right It’s Right surprend davantage par sa qualité que par les idées qui y sont amenées. Le vétéran derrière demeure un brin trop sage pour les mélomanes friands de country moins propret. Les fans de LeBlanc, eux, seront évidemment conquis. 

Babylones  

Photo courtoisie

★★★

Le tournesol géant

Ne vous laissez pas berner par le nom et la pochette du maxi, le combo rock local ne se réinvente pas en projet folk hippie. Oh que non. Les compères Benoit Philie et Charles Blondeau font toujours dans un rock particulièrement éclaté. En à peine quatre pièces, Babylones est psychédélique (Je regarde briller la lumière, qui ouvre le bal, fait écho à Malajube par la bande également), puis planant (la ballade Ceux qu’on aime, par exemple) et rythmé à souhait comme en témoigne Annie (pourquoi t’es partie)

Artistes variés  

Photo courtoisie

★★★

Justin Time Remixed

En marge de son 37e anniversaire, la vénérable étiquette montréalaise se spécialisant dans le jazz et le blues s’offre une refonte électro sympathique. Comme le titre le laisse deviner, on revisite ici des standards – Rock Steady de John Lee Hooker, Love For Sale de Cole Porter, etc. – sous une formule souvent éthérée qui rappelle les beaux jours de la mainmise de Saint Étienne sur les listes d’écoute des bars branchouillards. Bien qu’on aurait pris une plus grande variété d’adaptations, le résultat final demeure plus convaincant que prévu. Surprenant ! 

Hinds  

Photo courtoisie

★★★

The Prettiest Curse

Près de dix ans après ses débuts, le combo rock espagnol surprend avec ce troisième LP où il délaisse sa fascination pour le rock garage à la The Strokes pour une nouvelle direction musicale plus pop et lichée. On a droit, toutefois, à une œuvre en dents de scie, où les accroches sont rares tant tout est poli. Outre quelques extraits – dont l’excellent Boy qui lance une « face B » infiniment plus satisfaisante que la précédente – The Prettiest Curse déçoit malheureusement.   

Coup de coeur  

Run The Jewels

Photo courtoisie

★★★★1/2

RTJ4

Cette nouvelle salve du combo rap engagé américain arrive (malheureusement) à point. Sur fond d’une tragédie débordant du Minnesota, RTJ4 résonne davantage même si – à ce point-ci – le rappeur et activiste Killer Mike ne surprend personne par ses thématiques de prédilections qui, elles, sont encore plus d’actualité ces jours-ci. Musicalement, comme toujours, c’est de la bombe et le single JU$T (auquel Pharrell Williams et Zack de la Rocha collaborent également) en témoigne tout particulièrement. 

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