Alanis Morissette revient de loin... et en grand | Le Sac de chips
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Alanis Morissette revient de loin... et en grand

Malgré le confinement, la carrière de la fameuse chanteuse canadienne — elle — explose (à nouveau !) cette année. 

Alanis Morissette     

Photo courtoisie

★★★

Such Pretty Forks In The Road

En plus du LP qu’on aborde aujourd’hui, Alanis Morissette profite en effet d’un « second souffle » via l’engouement autour d’une comédie musicale signée Diablo Cody (à qui l’on doit le scénario du film culte Juno, notamment) inspiré de son emblématique album Jagged Little Pills. Bien que jouée sur Broadway depuis 2018, le grand public n’en jouit que cette année, car le spectacle vient tout juste d’être endisqué. 

L’autrice-compositrice-interprète, elle, propose également du nouveau contenu qui, à l’image d’une production lui rendant hommage, multiplie les références à ses succès précédents tout en s’ouvrant sur son « absence » des dernières années.

ÉCHOS ET CONFESSIONS

En effet, la principale intéressée revient de loin — huit années après Havoc and Bright Lights, son plus récent album — et détaille justement ce périple avec l’authenticité qu’on lui connaît sur Such Pretty Forks In The Road. Sûrement le point le plus fascinant de ce neuvième album, d’ailleurs.

Musicalement, Morissette et ses collaborateurs épatent rarement ici (Smiling, qui ouvre le bal, rappellera son fameux tube Uninvited à certains de ses fans, toutefois). Mais, côté textes, l’autrice-compositrice-interprète frappe fort avec des chansons qui abordent l’amour parental et la dépression post-partum, notamment, sans verser dans le pathétisme ou l’eau de rose. Un exploit en soi. 

Sans être l’album le plus renversant de la discographie d’Alanis Morissette, Such Pretty Forks In The Road demeure satisfaisant. À défaut de vous presser de vous procurer une éventuelle édition deluxe en vinyle, je vous inviterais à au moins l’écouter sur la plateforme musicale de votre choix, ne serait-ce que par pure curiosité. 

Taylor Swift     

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Folklore

La chanteuse country devenue royauté pop n’en finit plus de surprendre avec cet album dévoilé quelques heures avant son lancement et, surtout, un nouveau tournant dans sa carrière : artiste indie pop (dans le sens de la direction musicale et non pas des moyens, évidemment). Bien entourée — Aaron Dessner, de The National, compte parmi les producteurs de l’œuvre, Bon Iver y participe également, etc. –, Swift livre ici une offrande posée, lucide et qui fait fi des succès à numéros.  

Mike Shabb     

Photo courtoisie

★★★★

Life is Short

Bien que sa réputation n’est plus à faire dans son domaine de prédilection, le rappeur Mike Shabb pourrait non seulement satisfaire ses fans, les « hiphopheads », mais aussi rejoindre les illusoires monsieur et madame Tout-le-monde avec Life is Short. Produit en compagnie des beatmakers Danny Ill (qui a également collaboré avec Les Anticipateurs) et VNCE Carter (membre de Dead Obies), ce nouveau jalon fort plaisant est un bon pont vers le genre pour le grand public si on s’attarde à ses pièces reposant sur des rythmiques plus synthwave. À écouter sans faute ! 

Joël Martel     

Photo courtoisie

★★★

Hockey Ordinateur

Véritable rhapsode du web local, Joël Martel propose ces jours-ci un énième maxi inspiré, cette fois, par le sport (et, plus particulièrement, à une invitation du Sportnographe à produire une chanson funk sur le hockeyeur Charles Hudon (et réflexion sur le vedettariat par la bande). À ce morceau s’ajoutent deux pièces plus électro : Formule un et Aréna. Un délire sympa qui plaira toutefois davantage aux habitué(e)s de l’œuvre de Martel. 

Coup de coeur      

KANDLE

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Stick Around & Find Out

Tout d’abord introduite au grand public québécois via Dare To Care Records, l’autrice-compositrice-interprète rock a, depuis, pris le pari de l’indépendance (de label, mais aussi en studio) et ça s’entend sur ce maxi combinant les meilleurs éléments de sa discographie à ce jour : un goût prononcé pour le blues, le rock, les ambiances enfumées, un penchant pour la pop et, bien sûr, des textes ténébreux (sans vendre de punch, ceux-ci sont souvent d’actualité ces jours-ci). Survivante à tous les niveaux, Kandle se tient toujours debout. Une artiste à (re)découvrir. 

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