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17 choses à savoir sur «QAnon», l'armée de complotistes qui veut faire réélire Trump

Image principale de l'article QAnon: l'armée de complotistes pour réélire Trump
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Attention, attention: les États-Unis sont contrôlés par des puissances occultes que seul Donald Trump pourra contrer... s’il est réélu, évidemment.

Cette théorie du complot, propagée sur les réseaux sociaux par la mouvance «QAnon», rassemble de nombreux adeptes, et se fraye un chemin jusque dans les couloirs de la Maison-Blanche, voire bien au-delà.

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Voici 17 choses à savoir sur QAnon:

1. Né en 2017, le mouvement conspirationniste s’est répandu sur les réseaux sociaux grâce à une armée de «soldats numériques», selon le centre Soufan, un centre d’études sur la sécurité, dirigé par un ex-agent du FBI, Ali Soufan. 

2. Le mouvement s'étend également à l’étranger, en Europe et jusqu’en Australie.

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3. QAnon désigne une nébuleuse pro-Trump, qui répand des théories du complot en ligne. Selon ses adeptes, les États-Unis sont dirigés, depuis des décennies, par «l’État profond», une organisation secrète rassemblant des hauts responsables des ministères, les Clinton, les Obama, les Rothschild, le puissant investisseur George Soros, des vedettes d’Hollywood et d’autres membres de l’élite mondiale.

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4. Tous ces gens seraient impliqués dans des réseaux pédophiles internationaux et veulent créer un nouvel ordre mondial dans lequel les États auraient abandonné leur souveraineté au profit de cette élite.

QAnon est rempli d’histoires terribles d’enfants kidnappés et de réseaux pédophiles, rappelant la sombre théorie voulant que d’éminents démocrates proches d’Hillary Clinton maltraitent des enfants dans les locaux d’une paisible pizzeria familiale de Washington. Une folie qui avait failli finir en tragédie, en décembre 2016, lorsqu’un homme avait tiré au fusil d’assaut sur la pizzeria Comet Ping Pong, sans faire de blessés.

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5. Les premiers messages cryptiques sont apparus en octobre 2017, écrit par un mystérieux «Q», du nom d’une accréditation de haut niveau au ministère américain de l’Énergie.

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6. Selon ses partisans, Q est une taupe évoluant dans le cercle rapproché du président, qui a décidé de révéler des bribes de renseignements concernant cette machination mondiale sur des forums de discussion comme 4Chan. Les informations se sont ensuite propagées sur les grands réseaux sociaux.

7. Twitter a annoncé, au début du mois d'août, avoir supprimé plus de 7000 comptes liés à «QAnon» et va limiter la circulation des contenus liés à ses théories conspirationnistes, considérées désormais par la plateforme comme un «effort coordonné pour nuire».

8. L’Anti-Defamation League (ADL), une organisation américaine de lutte contre l’extrémisme, a cité fin juin des vidéos de la mouvance «qui puise dans la haine et les rhétoriques antisémites».

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9. Ce phénomène comporte des dangers bien réels, menant le FBI à considérer QAnon comme un risque de «menace terroriste intérieure» en 2019.

10. Un homme armé, arrêté début juillet près de la résidence du premier ministre canadien, Justin Trudeau, à Ottawa, était un «avide consommateur de complots» propagés par QAnon, affirme le centre Soufan.

11. Des experts en sécurité craignent notamment que ces partisans viennent s’ajouter aux militants extrémistes et suprémacistes blancs comme les «Boogaloo», des activistes antigouvernement qui appellent à la guerre civile.

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12. L’idéologie QAnon s’est aussi propagée dans la politique américaine. Des adeptes de la mouvance se sont affichés dans plusieurs réunions de Donald Trump, notamment en arborant des affiches comportant la lettre Q ou le slogan du mouvement: «Where we go one, we go all» (Où l’un de nous va, nous allons tous), parfois réduit à ses initiales WWG1WGA. Ils croient que le milliardaire républicain viendra à bout du complot des élites internationales et rendra le pouvoir au peuple.

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13. Selon l’organisation Media Matters, 14 candidats – en majorité conservateurs – aux élections parlementaires de novembre s’en réclament.

14. Le 4 juillet, l’ex-conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, Michael Flynn, a posté sur Twitter une vidéo dans laquelle il répète le slogan QAnon après avoir fait allégeance à la constitution américaine, accompagnée du mot-clic «Prêtez serment». La vidéo avait été «aimée» plus de 100 000 fois jeudi.

15. Le fils cadet de M. Trump, Eric, a également repris en partie ce slogan en juin, dans un message sur Instagram qu’il a ensuite effacé.

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16. Le président lui-même, qui qualifie régulièrement les grands médias de «Fake news» (fausses informations), a retweeté, ces derniers mois, au moins 90 fois des messages émanant de partisans déclarés de Q, selon Media Matters.

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17. Le centre Soufan s’inquiète notamment qu’une défaite de M. Trump, en novembre, «encourage les partisans de QAnon à des actes de violence».

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