Metallica sort les grands violons... encore une fois! | Le Sac de chips
/harddrive

Metallica sort les grands violons... encore une fois!

En septembre 2019, Metallica s’associait à nouveau au San Francisco Symphony pour l’inauguration de l’aréna Chase Center, vingt ans après la première collaboration entre le groupe metal culte et le fameux orchestre. 

Metallica & The San Francisco Symphony   

Photo courtoisie

★★★

S&M2

Près d’un an plus tard, James Hetfield et ses potes proposent le rendez-vous sur une pléthore de formats : numérique, CD double, vinyles quadruples, Blu-Ray avec documentaire en prime sur la création du projet et, bien sûr, des variantes pour collectionneurs avec des gugusses supplémentaires (dont des plectres et des partitions musicales signées, etc.) 

Pour cette chronique, je me suis penché sur le « maillon faible » du lot : l’édition numérique.

« MAILLON FAIBLE ? »

Je rassure les fans de Metallica : le « maillon » demeure fort et satisfaisant. Après tout, c’est Metallica qui enchaîne les hits, accompagné d’une centaine de musiciens classiques aguerris, mais...

Le fait demeure que c’est du déjà-entendu.

Les croisements de plus en plus fréquents entre le classique et d’autres genres font en sorte que les mélomanes sont plus exigeants dans ce domaine. Pire encore, comme il s’agit de la seconde rencontre entre ces deux géants, le produit final s’avère cruellement sage, voire redondant. 

Alors que les inconditionnels auront un plaisir fou à décortiquer les différences entre les versions de certaines pièces retrouvées sur S & M (1999) et S&M2 (le San Francisco Symphony prend moins de place sur cette nouvelle version de Master Of Puppets, par exemple), le grand public, lui, y trouvera davantage son compte en vidéo où on peut également le voir un concert imposant, mais aussi ses coulisses.  

Francis Cabrel   

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Te ressembler

Quatre années après L’In extremis tour, un LP en concert, Francis Cabrel refait surface avec un simple annonçant un 14e album à venir, son premier depuis In extremis paru en 2015. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’auteur-compositeur-interprète étonne avec cet extrait flirtant avec la bossa-nova et où la trompette l’appuie autant que sa guitare sèche. Sans être le texte le plus percutant en carrière du monsieur, il est particulièrement riche, en accord avec cette nouvelle mélodie. En gros : mes attentes étaient hautes et je demeure agréablement surpris.  

Souldia   

Photo courtoisie

★★★★

Silence radio

À défaut de reprendre la route avec son excellent Backstage paru plus tôt cette année, le rappeur Souldia n’a visiblement pas chômé pendant la pandémie avec ce nouvel album enregistré en catimini. Égal à lui-même, le rappeur confirme à nouveau sa place dans le panthéon local en plus de poursuivre d’autres avenues explorées sur Backstage notamment (KM et irrécupérable, par exemple, sont plus chantées que rapées). Avec cette suite logique de son LP précédent, Souldia vient soutenir qu’il est un des artistes les plus talentueux – et productif ! – de la province.  

Jane Birkin   

Photo courtoisie

★★★

Jeux interdits

Non seulement la grande dame de la chanson française est toujours active, mais elle s’allie avec une autre grosse pointure de la pop – Étienne Daho – pour ce simple annonçant un LP à venir d’ici la fin de l’année selon la rumeur. Que dire de Jeux interdits ? C’est un morceau folk pop très de son temps où Birkin, bien en voix d’ailleurs, brille comme à son habitude. Bien que satisfaisant, Jeux interdits demeure toutefois sans surprise. Garde-t-on le meilleur pour l’album à venir ? À suivre ! 

Coup de coeur    

JONATHAN PERSONNE

Photo courtoisie

★★★★

Disparitions

Alors que Corridor devait avoir le vent dans les voiles (en 2019, le quatuor rock est devenu le premier groupe francophone recruté par l’étiquette culte sub Pop), Jonathan Personne « profite » de la pandémie freinant ces ambitions pour revenir à une autre de ses passions : son projet solo. Sur ce second LP, Personne demeure en phase avec son premier album Histoire naturelle (2019) ainsi que Corridor en proposant un rock délicieusement low-fi flirtant avec le psychédélisme, une certaine nostalgie bien sentie et un je-ne-sais-quoi de western spaghetti. Tout un trip, bref !

À lire aussi

Et encore plus