Le beau risque du Québec: Redneck Bluegrass Project | Le Sac de chips
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Le beau risque du Québec: Redneck Bluegrass Project

Groupe de plus en plus culte, le Québec Redneck Bluegrass Project confirme sa pertinence avec une décision totalement en phase avec la route empruntée à ce jour. C’est-à-dire osée et poussée à fond.

Québec Redneck Bluegrass Project  

Photo courtoisie

★★★★

J’ai bu

En effet, le collectif propose J’ai bu, un livre de plus de 200 pages retraçant l’histoire du projet accompagné d’un cinquième album en carrière. Chronique oblige, on ne s’attardera qu’à ce dernier ici.

Une œuvre importante

Quatre ans après le fameux Royale Réguine, QRBP revient à la charge plus posé autant du côté des musiques que des textes (à ne pas confondre avec « plus sage », toutefois... loin de là et l’entraînante Canon dans l’front en témoigne tout particulièrement). Est-ce que JP Le Pad Tremblay et compagnie livrent ici le fameux album de la maturité, voire le disque de la consécration du projet ? L’ambition et la qualité de cet objet musicolittéraire portent à croire que oui. 

À propos du LP, Québec Redneck Bluegrass Project poursuit sur la voie tracée par Royale Réguine. À l’image du Break syndical des Cowboys Fringants, voire le Grandeur mature d’Émile Bilodeau, J’ai bu risque de marquer les mélomanes locaux comme l’œuvre où le quatuor a non seulement rejoint ses fans et les amateurs de folk trash, mais aussi l’illusoire grand public.

L’année est presque terminée, la plupart des palmarès de l’année est donc déjà publiée, mais ne dormez pas au gaz, car J’ai bu est une œuvre importante. Une écoute – et une lecture ! – s’imposent !

Chris Cornell  

Photo courtoisie

★★★1/2

No One Sings Like You Anymore

De personnage emblématique du grunge à figure tragique, Chris Cornell a captivé une génération. Trois ans après sa disparition, on nous offre cette première compilation de reprises folk souvent intimistes où sa voix brille (évidemment). Parmi les covers à souligner, il y a sa relecture chaleureuse de Patience de Guns’ N’ Roses ainsi que son adaptation fascinante de Nothing Compares 2 U qui complète à merveille les versions de Prince et Sinead O’Connor. Outre une réalisation parfois trop lichée, No One Sings Like You Anymore s’avère être autant un bel hommage au rockeur qu’aux pièces qu’il triture ici. 

Catherine Ringer  

Photo courtoisie

★★★

Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko à la Philharmonie de Paris

Douze ans après avoir chanté Les Rita Mitsouko (and more !) à la Cigale, la grande Catherine Ringer s’entoure d’un nouvel orchestre et même de danseurs pour réinterpréter le matériel du duo. Tout d’abord, les fleurs : Mme Ringer est égale à elle-même : en voix, survoltée. Puis le pot (aussi petit puisse-t-il être) : le DVD du concert est plus pertinent que sa captation audio. Pour les fans surtout (dont moi).

Indochine  

Photo courtoisie

★★★

Singles Collection (1981-2001)

Le groupe légendaire poursuit son année anniversaire en dévoilant une nouvelle compilation rassemblant, cette fois-ci, plus d’une trentaine de ses hits. C’est connu, Indochine n’en est pas à son premier album de succès et, en prime, la plupart de ces hits s’enchaînent déjà sur des listes d’écoute retrouvées sur la plupart des plateformes musicales en ligne. Singles Collection vaut tout de même le détour pour son côté « pratique », mais surtout pour 3SEX (Christine Version), l’adaptation de 3e sexe signée Christine And The Queens. Ces deux incontournables européens doivent collaborer à nouveau. Il le faut. 

 

Coup de coeur  

K.Flay

Photo courtoisie

★★1/2

Don’t Judge A Song By Its Cover

Pandémie oblige, j’ai renoué avec bon nombre de chansons réconfortantes au cours des derniers mois. Malheureusement, pour moi, c’est essentiellement du punk rock et du nu métal des années 90. D’où mon intérêt pour ce maxi de reprises de la chanteuse pop K.Flay où elle « flippe » trois « classiques » de l’époque pour les remettre au goût du jour. On y retrouve Self Esteem d’Offspring, Brain Stew de Green Day ainsi que, attention !, Break Stuff de Limp Bizkit. L’exercice est convenu, mais la sélection de tounes demeure l’fun. À classer dans les péchés mignons.