Plaisir en solo pour Paul McCartney | Le Sac de chips
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Plaisir en solo pour Paul McCartney

Comme Lise Thibault nous l’a rappelé, « The Queen can do not wrong » et Sir Paul – un « proche » de la reine, mine de rien ! – le démontre plus admirablement que l’ex-lieutenante-gouverneure du Québec avec un 18e album solo en carrière qui l’amène là où on ne l’attendait pas.

Paul McCartney    

Photo courtoisie

★★★★1⁄2

McCartney III

AVEC UN PEU D’AIDE DE... PERSONNE !

Le magazine Forbes rapportait en 2010 que « Macca » récoltait entre 400 et 600 000 dollars américains à chaque temps des Fêtes depuis la mise en marché de Wonderful Christmastime, sa chanson des Fêtes créée au cours de l’enregistrement de McCartney II (1980). Malgré ses airs de vilain petit canard, le hit synth pop détonnant des standards grandiloquents de Noël est tout de même devenu un incontournable en décembre depuis 40 ans déjà. Et ça, c’est sans compter les sommes toujours engrangées par les Beatles.

Bref, Paul McCartney n’est vraiment pas à plaindre et pourrait se la couler douce sur une montagne de pièces d’or à la Picsou. Or, l’auteur-compositeur-interprète a plutôt profité de la pandémie pour poursuivre une série d’albums homonymes où le principal intéressé touchait à tous les instruments.

SE FAIRE PLAISIR

Deux ans après Egypt Station, un LP satisfaisant, sans plus, McCartney se « lâche lousse » avec un ovni rock plus brut où la simplicité volontaire domine, les idées foisonnent (Lavatory Lil est bluesy tandis que Find My Way, elle, pourrait plaire aux fans de... Ratatat) et, surtout, où le plaisir est contagieux.

À écouter, le sourire (finalement) aux lèvres. 

Artistes variés    

Photo courtoisie

★★★★

Zoo 5

Au fil des années, j’attends avec de plus en plus d’excitation la compilation annuelle de reprises punk de l’étiquette verdunoise Slam Disques et ces noces de bois ne déçoivent pas. Rapidement : un cover ska punk hop la vie des Denis Drolet livré par Slater & Fils, une adaptation « Bad Religionesque » de La folie en quatre de Daniel Bélanger proposée par Hate It Too et, en prime, Dee Sniders – oui, oui, de Twisted Sisters – qui fait une apparition fort remarquée. Un péché mignon fort apprécié. 

Taylor Swift    

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Evermore

Cinq mois à peine après la parution de folklore (un album surprenant lançant une déclinaison indie folk dans la carrière de la chanteuse qui s’est déjà distinguée dans le country, puis la pop), Taylor Swift étonne à nouveau avec un autre album-surprise à mi-chemin entre ses deux styles de prédilection des dernières années. En résulte malheureusement une production trop proprette pour la gent à chemises à carreaux et trop minimaliste pour son public pop. L’album evermore s’avère appréciable, certes, mais demeure en deçà de l’œuvre précédente. Dommage. 

83     

Photo courtoisie

★★★★

Récidivistes

Hop ! Je prends la liberté de vous repartager ma critique de cet album fort pertinent, car celui-ci fait finalement son apparition sur les plateformes musicales web cette semaine. En effet, le cultissime collectif rap de Québec refait surface et remet l’adage « quand les temps sont durs, les durs s’activent » au goût du jour par la même occasion. Tel que vociféré sur le brûlot L’assaut, sur ce LP old school qui ne fait pas dans la nostalgie, ni dans la dentelle. Un pied de nez, voulu ou pas, quand même intéressant à la bifurcation plus champ gauche et de plus en plus populaire au sein de leur genre musical depuis quelques années. À (re)découvrir !

Coup de coeur     

ARTISTES VARIÉS

Photo courtoisie

★★★

The Ska Is Here To Stay

Non seulement le ska est increvable, mais 2021 pourrait bien être l’année de la quatrième vague de popularité de ce genre polarisant à en croire le retour de Gwen Stefani à ses racines sur Let Me Reintroduce Myself la semaine dernière, le récent anniversaire du label local Stomp et la parution de deux compilations ancrées sur ce style musical cette semaine, dont The Ska Is Here To Stay qui rassemble près d’une trentaine de pièces essentiellement méconnues (et mal conservées à en croire la qualité sonore souvent désolante de la production). Pour fans surtout.