«Watatatow» célèbre son 30e anniversaire et on a des belles photos souvenir | Le Sac de chips
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«Watatatow» célèbre son 30e anniversaire et on a des belles photos souvenir

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PHOTO COURTOISIE, UNIS TV

À la fréquence à laquelle Unis TV rediffuse les épisodes de «Watatatow», le regretté Hugo St-Cyr demeurera sans doute à jamais adolescent dans nos mémoires.

«Watatatow», c’est aussi une chanson thème aux paroles inoubliables, des personnages marquants interprétés par de jeunes comédiens devenus des vedettes à la suite de leur passage dans l’émission, et énormément de souvenirs pour plus d’une génération de téléspectateurs. 

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«Watatatow» a 30 ans, vive «Watatatow»!

On ne compte plus les émissions spéciales, retrouvailles et hommages qui ont ponctué l’après-«Watatatow» et ses 14 saisons (1220 épisodes, diffusés de 1991 à 2005), écrites par une panoplie de jeunes auteurs (45) qui s’y sont fait les dents et y ont aiguisé leur plume, et jouées par des Charles Lafortune, Julie Le Breton, Michel Charette, Serge Postigo, Marilyse Bourke, Sébastien Delorme, François Chénier et combien d’autres, aujourd’hui consacrés.

Ils furent 683 comédiens, 9022 figurants, 14 réalisateurs et 706 techniciens, au total, à passer à la «Cellulose», au resto «Chez Allaire» et dans l’un des 155 décors de «Watatatow».

Élyse Aussant et Julie Deslauriers

Photo Courtoisie, Unis TV

Élyse Aussant et Julie Deslauriers

Le téléroman jeunesse a été objet d’études universitaires, et une microbrasserie de Chaudière-Appalaches a même déjà lancé une boisson en hommage à Michel Couillard (Hugo St-Cyr), aux jumelles Fraser (Ève et Paule Dussault Bézaire), à Émilie Laurin (Élyse Aussant), Chicoine (Fabien Dupuis), Martin Goulet (Étienne De Passillé) et autres Einstein (Yan England) qui ont accompagné tant d’adolescences.

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Photo Courtoisie, Unis TV

Rendez-vous souvenir

Et c’est sans compter que «Watatatow» n’a à peu près jamais cessé d’être rediffusé depuis ses années de gloire, passant de Prise 2 à Unis TV avec une aisance aussi «cool» que les looks de l’époque.

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Il était donc normal que le trentième anniversaire du feuilleton quotidien radio-canadien soit souligné, et c’est à «Tournée générale», qu’anime Bryan Audet, sur les ondes d’Unis TV, qu’on lèvera notre verre, vendredi prochain, le 17 septembre, en compagnie des acteurs Fabien Dupuis, Élyse Aussant, Étienne de Passillé, Karine Pelletier, Carole Chatel, Sara Dufour et autres invités surprises. Suivra une nuit entière d’épisodes de la septième saison de «Watatatow».

Elyse Aussant et Etienne De Passille

Photo Courtoisie, Unis TV

Elyse Aussant et Etienne De Passille

L’occasion était belle de s’entretenir avec deux piliers de l’aventure «Watatatow» (simplement rebaptisée «Wat» par ses artisans), le créateur et producteur exécutif Jean-Pierre Morin et la comédienne Carole Chatel, interprète de Marie Couillard, mère de Michel et Stéphanie (Karine Pelletier).

Photo Courtoisie, Unis TV

Diversité d’emblée

Instigateur du «Club des 100 watts» à Radio-Québec (maintenant Télé-Québec) en 1988, Jean-Pierre Morin jugeait, au début des années 1990, qu’il manquait à la télévision une tribune s’adressant aux adolescents.

«Peu de gens y croyaient, glisse l’homme en entrevue. Les gens croyaient que les ados ne regarderaient pas ça. Moi, je martelais qu’il fallait arrêter de faire des séries d’ados où tout le monde est gentil et tout le monde s’aime. Dès la première année, on n’avait pas besoin de tapes dans le dos des politiciens; on avait des Noirs et des Asiatiques dans la série, parce que, sur le terrain, c’est ce qu’on voyait.»

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C’est ainsi qu’une petite institution a vu le jour, d’abord avec des intrigues légères entre deux casiers de polyvalente, puis des thématiques plus lourdes, instaurées avec la tentative de suicide d’Émilie Laurin (Élyse Aussant).

Tania Kontoyanni et Charles Lafortune

Photo Courtoisie, Unis TV

Tania Kontoyanni et Charles Lafortune

«Au début, on avait une approche "sitcom", comédie de situation, explique Jean-Pierre Morin. Mais on jugeait qu’il y avait d’autres sujets dont on devrait parler. Le personnage d’Émilie ne devait être là que pour deux épisodes, mais son succès m’a remis en question. On a compris que les jeunes voulaient entendre parler de tous les sujets, dont ils parlent entre eux sur le bout des lèvres, et à peu près jamais à la maison. On a alors développé des aspects plus dramatiques.»

L’interdiction de publicités adressées aux moins de 12 ans a aussi influé sur la décision de donner une tangente plus «sérieuse» à «Watatatow» et vieillir l’auditoire. Puis, au bout d’une dizaine d’années, on est revenus à un ton plus juvénile.

Manon Arsenault et Mahee Paiement

Photo Courtoisie, Unis TV

Manon Arsenault et Mahee Paiement

L’équipe de «Watatatow» travaillait hier avec des «moyens de fortune», estime Jean-Pierre Morin. «On ne va pas en jeunesse pour avoir un fonds de retraite énorme! Il n’y a jamais eu d’argent en jeunesse, il y en a de moins en moins.»

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Il n’aurait jamais pu imaginer qu’on lui parlerait encore de la fiction 30 ans plus tard, et s’en fait évidemment une fierté.

«J’ai toujours aimé qu’on me parle de l’émission. Le seul malaise que j’ai vécu, c’est lors d’un gala des Gémeaux, où Hugo St-Cyr a joué la chanson thème au piano, et que 200-300 personnes se sont levées pour l’accompagner... Alors que moi, qui l’avais composée, je ne me souvenais plus des mots! (rires)»

Carole Chatel et Patrice Coquereau

Photo Courtoisie, Unis TV

Carole Chatel et Patrice Coquereau

Maman de cœur

Volubile, Carole Chatel, qui fut du périple «Watatatow» du premier au dernier épisode dans la peau de Marie Couillard, s’émeut de constater qu’une «génération Watatatow», aujourd’hui âgée d’environ 40 ans, demeure attachée au concept, autant que ses parents et ses jeunes frères et sœurs.

«C’était un téléroman de famille», lance la comédienne, qui entend parler de «Wat» sensiblement chaque semaine.

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«Moi, la vie a fait en sorte que je n’ai pas eu d’enfants. Mais, grâce à "Wat", je me suis retrouvée avec beaucoup, beaucoup d’enfants! (rires) Pour moi, ce n’est pas banal. Je ne me suis jamais sentie déconnectée des jeunes, parce que je les ai vus évoluer et apprendre la vie pendant 14 ans. Hugo (St-Cyr) avait 11 ans et demi quand il a commencé, et Karine (Pelletier), 15 ans! Ils apprenaient sur le tas avec nous, les adultes. Pour moi, ç’a été un grand cadeau de la vie, une grande responsabilité que j’ai pris au sérieux et une très belle expérience.»

Karine Pelletier, Laurent Imbault, Carole Chatel et Hugo St-Cyr

Photo Courtoisie, Unis TV

Karine Pelletier, Laurent Imbault, Carole Chatel et Hugo St-Cyr

Bien sûr, Carole Chatel devient émotive en évoquant Hugo St-Cyr, alias son fils fictif Michel Couillard, et le décès de ce dernier, en 2015.

«Hugo, c’est un peu le fils que j’aurais aimé avoir. C’était un garçon très authentique, de très agréable compagnie, et un comédien-né, qui s’entendait avec tout le monde.»

«Tournée générale» spéciale «Watatatow», le vendredi 17 septembre, à 20 h, à Unis TV. Un quiz spécial est disponible au watataquiz.unis.ca.

Patrick Huneault, Karine Pelletier, Hugo St-Cyr et Laurent Imbault

Photo Courtoisie, Unis TV

Patrick Huneault, Karine Pelletier, Hugo St-Cyr et Laurent Imbault

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