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La boxeuse Marie-Pier Houle brise le silence après le décès de Jeanette Zacarias Zapata

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La boxeuse québécoise Marie-Pier Houle a accepté de se confier à Guy A Lepage pour sa première entrevue depuis le décès tragique de son adversaire Jeanette Zacarias Zapata, le 2 septembre dernier. 

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Elle était sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche soir, et est revenue sur les événements du soir du 28 août, alors que Zapata a subi un violent K.O. dont elle est finalement décédée cinq jours plus tard. 

Même si la boxeuse ne reviendra pas au combat demain matin, elle affirme aller beaucoup mieux aujourd’hui.

Voici quelques extraits à retenir de son entrevue:  

1. «Je vais mieux aujourd’hui. Je vis un jour à la fois, car c’est un événement auquel je ne m’attendais pas du tout. Ç’a été un gros choc, un mauvais rêve. Quand j’ai appris sa mort, ça m’a complètement dévastée. C’était tout un choc.»

2. «Les premières semaines, la pression me faisait sentir coupable... celle des réseaux sociaux, des médias. J’ai pris du temps pour moi, pour réfléchir, je me suis coupée de tout ça. Maintenant, la culpabilité diminue, je suis suivie par un psychologue et ça va mieux.»

3. «Je n’ai pas parlé à la famille directement, mais j’ai fait la demande pour rencontrer Giovanni Martinez, qu’on nous avait présenté comme son conjoint. [On a appris depuis qu’il n’était pas officiellement son conjoint, mais un boxeur qui accompagnait Zapata et qui et resté à son chevet jusqu’à sa mort.] On a réussi à aller le rencontrer, mais c’était au lendemain de la mort.» 

4. «Quand j’ai rencontré Giovanni, on a pleuré pendant 10 minutes. Il m’a dit qu’il ne m’en voulait pas, que le père de Jeanette ne m’en voulait pas, son grand-père non plus.»

5. «Il y a eu une cérémonie pour elle dans la communauté hispanophone de Montréal, et je suis allée. Giovanni m’a tenu la main pendant 45 minutes, on pleurait comme ça n’avait pas de bon sens.»

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6. «Il m’a dit de mettre mes mauvaises pensées dans un petit sac et de les laisser à l’église, que ça servait à ça. Il m’a dit qu’il voulait que je continue ma vie et ma carrière.»

7. «Tout ça m’a beaucoup libérée, même si je n’ai pas parlé directement à la famille Zapata.»

8. Concernant les nouvelles informations qui ont fait état de la mauvaise santé de Zapata, qui aurait entre autres souffert d’un hématome cérébral dans un combat antérieur, Houle a affirmé que non, le combat n’aurait pas eu lieu si son équipe avait été au courant. Mais ce n’était pas le cas. «Non, on n’aurait pas fait le combat si on avait su tout ça. [...] Tout le travail a été bien fait. Les papiers étaient legit. Normalement, ce combat-là devait se produire, c’était correct.»

9. «Quand j’ai porté le coup de poing qui l’a mis K.-O., je n’ai pas su ce qui se passait. Sur le coup, j’étais contente, j’avais gagné. Elle était encore debout. J’ai commencé à célébrer ma victoire. Puis, mon coach m’a tapé sur l’épaule et m’a dit que ça n’allait pas. Je me suis retournée et j’ai vu les arbitres qui étaient en train de la déposer sur le sol.» 

Photo Martin Chevalier

Martin Chevalier / JdeM

10. «Quand j’ai commencé la boxe à 14 ans, ma mère n’était pas d’accord, elle m’a traitée de folle. [...] Mais maintenant, c’est ma plus grande fan, elle m’appuie à 100%.» 

11. «Pour mon retour... une étape à la fois. On va s’asseoir avec mon équipe et on va voir. Ça ne sera pas demain matin. J’ai une super bonne équipe, s’ils sentent une hésitation, ils vont repousser jusqu’à ce que je sois prête à recommencer.»

12. Concernant ceux qui trouvent que la boxe n’a pas sa place, Houle rétorque: «Les gens qui pensent ça n’ont jamais apprécié les sports de combat de toute façon. Je connais tellement de gens que ça a sortis de la misère, de la drogue de la rue, du crime... C’est tellement un sport qui peut nous faire devenir différent. Bannir ce sport-là, ça donnerait juste des combats illégaux, ce qui nous mettrait en danger. Ça serait moins encadré.»

13. «Les batailles au hockey, je crois, sont plus dangereuses que dans mon sport. Surtout au junior majeur, les gars sont jeunes... Mais je ne suis pas prête à me prononcer sur le fait de les enlever.» 

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