L’employée de la télévision russe qui a brandi une pancarte antiguerre a été arrêtée et est «introuvable», selon une ONG | Le Sac de chips
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L’employée de la télévision russe qui a brandi une pancarte antiguerre a été arrêtée et est «introuvable», selon une ONG

Image principale de l'article Ovsyannikova a été arrêtée et est «introuvable»

Les défenseurs de Marina Ovsyannikova sont sans nouvelles d’elle depuis quinze heures.

[MISE À JOUR: Marina Ovsyannikova est en santé et est apparue en cour ce mardi]

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Les avocats de la productrice de télé et journaliste russe Marina Ovsyannikova, qui a interrompu ce lundi un bulletin de nouvelles avec un message antiguerre, sont inquiets pour leur cliente.

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Après avoir pris d’assaut le plateau du bulletin d’information de la chaîne russe Pervy Kanal en scandant «Non à la guerre» et en brandissant une affiche sur laquelle on pouvait lire «Ne croyez pas la propagande. Ils vous mentent», Ovsyannikova a été arrêtée et emmenée au poste de police d’Ostankino, selon ce qu’ont raconté ses proches à l’ONG OVD-Info.

Danill Berman, qui la représente légalement, a déclaré qu’il s’attendait à ce que sa cliente soit détenue pendant 15 jours, avant de faire face à des accusations criminelles qui pourraient se traduire en une sentence d’emprisonnement beaucoup plus longue.

Ovsyannikova pourrait en effet être poursuivie pour avoir «discrédité l’utilisation des forces armées russes», selon l'agence de presse Tass.

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Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le gouvernement russe a fait voter des lois punissant sévèrement la diffusion de ce que les autorités appellent de «fausses informations» sur l’armée.

Par exemple, l’utilisation du mot «guerre» pour parler de l’«opération militaire spéciale» de Poutine en Ukraine peut mener à des poursuites.

Pour en revenir à Ovsyannikova, ses avocats ont affirmé à CNN qu’ils n’ont pas reçu l’autorisation de visiter leur cliente.

«Ils veulent nous faire peur», a dit Berman.

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Les défenseurs d’Ovsyannikova craignent cependant que leurs peurs ne deviennent réalité, puisqu’ils sont sans nouvelles d’elle depuis plus de quinze heures, mardi matin.

Ses avocats, l’ONG OVD-Info et la militante pour les droits des femmes Alena Popova ont tous souligné, d’une façon ou d’une autre, qu’ils étaient inquiets pour la jeune femme.

Dmitry Zakhvatov, un autre des avocats d’Ovsyannikova, a quant à lui affirmé à CNN qu’il ne savait pas où était l’employée de Pervy Kanal.

«Nous ne l’avons pas encore trouvée, mais nous continuons nos recherches», a indiqué Zakhvatov.

Avant son coup d’éclat, Ovsyannikova avait enregistré une vidéo dans laquelle elle déclarait: «J’ai honte d’avoir permis que les mensonges soient diffusés à la télévision, honte d’avoir permis que le peuple russe soit zombifié.»

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