Au nom du Père, du Fils et du Saint-Guzzo | Le Sac de chips
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Au nom du Père, du Fils et du Saint-Guzzo

Je me suis réveillé ce jeudi matin 28 juillet de très bonne humeur. Un peu fatigué de la veille parce que j’ai eu une grosse soirée au Céramique Café, à peindre un verre en forme de loup. Peu importe, je m’en allais voir la messe du pape dans un cinéma Guzzo.

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Une belle journée ensoleillée, pas de trafic pour passer le pont Champlain et contrairement au restant de la ville de Montréal, il y avait du stationnement au cinéma. Je savais que j’allais passer un bon moment. 

En sortant de ma voiture, j’ai remarqué quelques têtes blanches qui se dirigeaient dans la même direction que moi. Je n’étais pas surpris, mais eux devaient probablement l’être. On ne veut pas tomber dans les stéréotypes mais disons qu’un gars dans la vingtaine avec le bras remplis de tatouages ne se fond pas vraiment dans la masse dans ce genre d’occasion. 

Un fois arrivé dans le grand hall du Guzzo Taschereau, à Greenfield Park, on aurait pu entendre une mouche voler. J’aurais pensé voir une immense file d’attente pour obtenir son siège pour ce moment historique, mais apparemment les gens ont autre chose à faire un jeudi matin. 

Je n’avais pas pris de café en me levant. C’est le jour de paie, je me suis dit que j’allais me gâter et en prendre un au comptoir à grignotine du cinéma. 

Comble de malheur, le comptoir était fermé... Moi qui attendait avec impatience de pouvoir m’asseoir et siroter mon café en écoutant la parole du Saint-Père. Honnêtement, j’en aurais peut-être eu besoin pour ne pas cogner des clous les 30 dernières minutes de la célébration. 

En passant, je tiens à féliciter le cinéma Guzzo de Greenfield Park pour le confort de leurs sièges. Pas trop durs, pas trop mous, pas trop droits, pas trop inclinés et surtout beaucoup d’espace pour les jambes. Un 10 sur 10. 

Je me suis dirigé vers la salle 15 les mains vides. Sans popcorn et surtout sans café. En entrant dans la salle, j’ai senti beaucoup de regards se river sur moi. Comme je l’ai dit, j’étais probablement le plus jeune dans la foule de 50 personnes, si on exclut un bébé. 

Le reste de la messe a été plutôt tranquille. Je me serais attendu à une ovation ou à ce que quelqu’un parte une vague à l'arrivée du pape, mais je crois qu’il était encore tôt pour les gens présents. 

Quelques personnes se sont levées lors de différentes prières et ont chanté en chœur avec la chorale. Pour vrai, j'ai simplement suivi la vague en me disant qu’ils savaient probablement plus ce qu’ils faisaient que moi. 

À force de se lever et de se rasseoir, j’aurais pensé moins m’endormir mais comme dirait mon collègue Philippe, allez à une messe le ventre vide, c’est poche. 

Quand c'est rendu que tu salives quand tu vois que le prêtre sort ses hosties et que tu te demandes dans quelle sauce il vient de les tremper, il est temps que tu manges quelque chose. 

J’ai quand même attendu la fin de la célébration. Je me sentais vraiment mal de partir avant la fin. Comme si je manquais de respect à quelqu’un. C’est sûrement le Saint-Esprit qui m’a envahi. 

J’ai bien écouté les paroles du Saint-Père et je crois bien avoir grandi à la suite de cette expérience. J’ai même aidé une dame qui avait de la difficulté à descendre les marches. 

Un jeudi matin comme je les aime quoi. 

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