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Elon Musk laisse les internautes décider de son avenir

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AFP

Le propriétaire de Twitter, Elon Musk, continue d’accumuler les frasques, à un tel point que le milliardaire a remis son poste de patron entre les mains de ses utilisateurs dimanche soir. 

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«Dois-je me retirer en tant que patron de Twitter? Je me plierai aux résultats du sondage», a-t-il écrit sur sa plateforme dimanche soir. 

Et déjà un peu après 19h, 3,2 millions de personnes s’étaient déjà prononcées.

«Soyez prudents avec ce que vous souhaitez», a ajouté notamment le principal intéressé dans un tweet.

Ce sondage est lancé quelques heures après qu’une nouvelle controverse a ébranlé le média social qu’il a acheté pour 44 G$ US plus tôt cette année.

«Twitter n'autorise plus la promotion gratuite de certains réseaux sociaux sur Twitter», a-t-on indiqué dans un communiqué. 

Facebook, Instagram, Mastodon, Truth Social, Tribel, Post et Nostr sont visés, de même que «des liens vers des agrégateurs de réseaux sociaux comme linktr.ee, lnk.bio».

Les utilisateurs qui iront à l'encontre de ce règlement risquent une suspension de leur compte.

«C’est incompréhensible de voir pourquoi il fait ça, parce que c’est hors de la logique des réseaux sociaux qui sont justement là pour faire du réseautage et permettre aux gens de partager de l’information», pointe Bruno Guglielminetti, animateur du balado d’actualité numérique Mon carnet.

«Partager occasionnellement des liens est correct, mais plus de publicités gratuites de compétiteurs, ce qui est absurde à l’extrême», a précisé Elon Musk en soirée, dans un tweet.

Il est à noter que la biographie et le nom de l'utilisateur ne peuvent pas non plus contenir de lien, sous peine également de suspension temporaire, voire permanente.

Cette politique n’a pas tardé à faire réagir sur la Toile, surtout que Musk s’est maintes fois porté en grand défenseur de la liberté d’expression.

«Ça va être quoi la suite? soulève Bruno Guglielminetti. On est [censé jouir de] la liberté d’expression, mais il est en train de dire à des gens: "Vous n’avez plus le droit de partager des liens vers du contenu qui existe ailleurs".»

Encore une suspension

Cette énième controverse survient après que deux autres journalistes du Washington Post se sont joints, ce week-end, à la liste de représentants des médias qui ont vu leur compte suspendu, ne serait-ce que temporairement, par Twitter.

Le couperet serait tombé après qu'ils eurent tenté de joindre à de multiples reprises Elon Musk pour obtenir une réaction de sa part pour un reportage sur lequel ils travaillaient.

«C’est le règne de l’arbitraire, c'est imprévisible, ce n’est pas clair», s’inquiète Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal. [Musk] est en train de refermer Twitter sur lui-même.»

Dégringolade

En enchaînant les décisions controversées, la popularité de son média social pourrait rapidement dégringoler et même affecter les autres entreprises de l’homme d’affaires, selon M. Roy.

«Pour l’instant, il tire dans son soulier Twitter, mais est-ce qu’il va tirer dans son soulier Tesla?» suggère l’expert.

- Avec l’AFP

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