9 rockstars (et un peu plus) qui ont eu des problèmes avec l’impôt | Le Sac de chips
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9 rockstars (et un peu plus) qui ont eu des problèmes avec l’impôt

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 Nous sommes rendus à ce moment de l’année où on commence à recevoir nos T4... Habituellement, ça annonce le temps des impôts.   

 Non, Disque Dur ne veut pas remplacer Pierre-Yves McSween. Pourquoi en parler alors? Plusieurs rockers ont eu maille à partir avec leurs obligations fiscales. Des rockeurs millionnaires ou multimillionnaires ont souvent péché par évitement fiscal.     

 Des stratégies comptables parfois plus créatives que leurs chansons ont permis à des rockstars de se soustraire à leur devoir de citoyen.     

 George Harrison, le Beatle timide, écrira à lui seul un réquisitoire pour se plaindre de son sort de nouveau riche avec la chanson Taxman.    

 Il faut dire que dans les années 60, les groupes rock sont vite devenus des machines à faire de l’argent. À une époque où on vendait beaucoup d’albums, le revenu des rockstars est devenu une cible de choix pour l’impôt.     

 Voici donc un petit tour d’horizon des musiciens qui ont connu leur lot de déboires avec les impôts.     

 ROLLING STONES  

 Après bien des tournées lucratives et des albums dont le succès commercial n’est plus à prouver, les Rolling Stones se sont pourtant retrouvés avec de colossales dettes accumulées au tournant des années 70.     

 Que faire quand on doit l’équivalent de 250 000 $ en impôt au gouvernement britannique? Facile: on déménage les amplis ailleurs.     

 Jagger et le reste de la bande ont donc élu domicile en France pour enregistrer Exile On Main Street le temps de se renflouer.     

 Selon Ultimate Classic Rock, en 2006, les Stones se sont aussi inscrits à titre d’entreprise en Hollande auprès de la Chambre de commerce d’Amsterdam pour bénéficier d’exemptions fiscales.    

 U2  

 Cette stratégie d’évitement a vite inspiré U2, ces grands sauveurs de l’humanité, à agir de même en 2006. Comme quoi U2 et T4 ne font pas bon ménage...    

 Cette démarche financière passe plutôt mal quand on sait que Bono parcourt la planète en faisant la morale.     

Photo AFP

  

 RINGO STARR  

 Le batteur du Fab Four s’est lui-même vanté d’être déménagé à Monte-Carlo dès 1975 parce qu’il ne payait aucune taxe dans cette principauté.    

AFP

  

 STING   

Sting, autre grand sauveur de l’humanité, s’est poussé en Irlande dès 1980 pour éviter de payer de l’impôt en Angleterre. De 1969 à 2005, les artistes ne payaient pas d'impôts au pays de la Guiness.     

PHOTO: Didier Debusschère

  

 ROD STEWART   

 Rod the Mod avait affirmé dans une entrevue accordée au Melody Maker en 1974 qu’il quitterait le Royaume-Uni. Il avait choisi les États-Unis comme terre d’accueil «d’évadé fiscal». Lorsqu’il a confié son projet à son ami Elton John, ce dernier l’aurait traité de traître à la nation. Rien de moins!     

Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

  

 DAVID BOWIE   

 David Bowie est pour sa part déménagé en Suisse pour esquiver de ses responsabilités fiscales américaines. En 1976, il avait accumulé des dettes d’impôt en Californie de l’ordre de 300 000 $ US.     

 Et comme sa femme de l’époque, Angela Bowie, avait grandi en Suisse, ils ont pu y élire domicile et ne pas payer d’impôt.     

 Et c’est d’ailleurs cette proximité avec l’Allemagne qui va l’inciter à s’installer à Berlin (Berlin-Ouest comme on disait à l’époque) avec Iggy Pop pour quelque temps. Ce séjour de Bowie au pays de Kraftwerk fera naître sa trilogie berlinoise constituée des albums Low, Heroes et Lodger.   

AFP

  

 WILLIE NELSON   

 En 1990, le pauvre cowboy a été visé par l’Internal Revenue Service (IRS, une sorte de «Revenu Québec» américain). Comme le rapporte le Rolling Stone, non seulement l’agence gouvernementale a saisi ses avoirs, mais elle lui a refilé une facture de 16,7 millions de dollars! Pourquoi? Il avait dissimulé une part de ses revenus dans des abris fiscaux.      

 Willie s’en est finalement sorti un album double (heureusement, les albums se vendaient encore en ces temps-là...) et vendu ses actifs à des proches qui lui ont remis plus tard.     

 Au lieu de nier cette mésaventure, Willie Nelson va même enregistrer des commerciaux pour H&R Block. Bravo pour l'autodérision.     

Photo d'archives

  

 CHUCK BERRY   

 L’IRS s’est rendu compte en 1979 que le père de Johnny B. Goode avait caché quatre mois de revenus en les détournant pour de l’évasion fiscale. Et il venait tout juste de faire un gros spectacle à la Maison-Blanche pour le président Jimmy Carter.      

Photo AFP

  

 JACQUES VILLENEUVE  

 Ici, comme plusieurs rockers avec leurs déclarations, on triche un peu. Jacques-le-fils n’est pas à proprement parler un chanteur. (Pour vous en convaincre, écoutez ses chansons.)     

 Mais il a tout de même participé à un stratagème d’évitement fiscal et il a enregistré un album. Il mérite donc sa place en pole position dans notre top. Car l’ex-Monégasque a décidé de déménager dans la principauté d’Andorre. Comme quoi F1 et T4 ne font pas bon ménage non plus.     

AFP

  

 La liste serait longue si on voulait traquer tous les «délinquants» fiscaux du rock, du rap ou de la pop. On pourrait y ajouter Ja Rule, Marc Anthony, Method Man, Toni Braxton et plusieurs autres.