On est allé se faire voir au lancement de Jean Leloup et on a survécu | Le Sac de chips
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On est allé se faire voir au lancement de Jean Leloup et on a survécu

Mercredi soir, l’équipe de Disque Dur s’est rendue au lancement intime du nouvel album de Jean Leloup. Par intime, on veut dire dans une salle grande comme un hangar à avions devant toutes les célébrités québécoises.   

La soirée se déroulait à la galerie Arsenal art contemporain Montréal, située dans la Petite-Bourgogne.   

FUN FACT: Saviez-vous que la ligne orange existe au-delà de la station Bonaventure?   

  

La première chose qui nous a frappés en arrivant c’est que nous étions de très loin les personnes les moins connues sur place. Et ce, malgré le fait que la fille de l’étiquette de disque Dare to Care à la porte nous a reconnus à cause du quiz qu’on anime au pub Major Tom. Un quiz qui attire plus de 43 personnes toutes les deux semaines.  

Nous avions peur d’arriver en retard. L’événement était censé débuter à 18 h. Nous sommes arrivés à 18 h 07, ne nous doutant pas que deux longues heures d’attentes se trouvaient devant nous.  

Nous en avons profité pour regarder les expositions dans la galerie.  

Comme cet arbre de plâtre, ou le hula hoop avec des stalactites.  

  

Quelqu’un a recréé la ville de Boucherville en blocs Lego. Ça a fait vraiment mal quand nous avons marché nu-pieds dessus sans faire exprès. Tout le monde était fâché contre nous.   

  

On a spotté un gars qui ressemble quand même à l’ancien batteur des Cowboys fringants devant un gros mur plein d’Obama. Si le lancement avait eu lieu dans 4 ans, ça aurait peut-être été le président Jeff Merkley qui aurait été à l’honneur.   

  

Un gars qui pourrait être Dom Lebeau (ex-batteur des Cowboys Fringants) n’est pas la seule personnalité connue que nous avons spotté. On a aussi vu Marc Labrèche, François Pérusse, l’ancienne ministre de l’Éducation Line Beauchamp et même Jean Leloup!   

Par moment, on se serait cru dans un sketch de Like-moi. Pas à cause de l’ambiance de la soirée, mais parce qu’on a croisé presque toute la distribution de l’émission.   

Après plusieurs minutes d’attentes, on a eu droit à la première partie de spectacle, assuré avec brio par un gros ventilateur qui faisait danser un immense plastique (recyclé on l’espère). On a entendu quelqu’un s’exclamer devant cet accident d’air climatisé: «oh wow!».   

  

  

Comme prévu, la foule a applaudi après la performance de l’œuvre. On se serait cru dans un atterrissage d’avion entouré de Québécois.  

Tout de suite après cette prestation d’une quinzaine de minutes on a cherché la table de merch pour acheter son CD, mais on ne l’a pas trouvé.  

Après une autre trentaine de minutes d’attente, on nous a fait passer dans une autre salle, complètement sombre, où nous étions invités à nous asseoir en indien sur un plancher de ciment.   

C’était très confortable de s’écraser les chevilles sur le ciment. Ça ne nous était pas arrivé depuis un cours d’éducation physique au secondaire quand on s’asseyait par terre dans le gymnase.  

Avant que le Roi Ponpon n’occupe la scène, on a eu droit à une trentaine de minutes d’images de nature en sépia. Un montage s'apparentant à un mélange des reportages de la Mutuelle d'Omaha et de la Semaine Verte.   

  

C’était interminable, mais comme tout le monde voulait avoir l’air dans l’coup, personne ne se plaignait de la longueur de la projection de peur de ne pas avoir l’air dans l’coup. Nous inclus.   

Finalement, après tout ça, il est apparu, tel un messie, avec un gros crisse de chapeau.   

Jean Leloup.  

Par respect pour les gens assis près de nous, nous avons fait le choix de ne prendre qu’une seule photo. La voici.  

  

  

Leloup nous a livré 6 ou 7 (notre inconfort nous empêchait de bien compter) tounes de L’étrange pays. Malgré notre cynisme de mauvaise foi, nous avons été très touchés de voir ce grand poète se donner en prestation devant nous dans un contexte aussi intime et différent.  

Il était seul avec sa guitare sèche, chantant tout doucement, nous permettant de bien entendre les gens qui échappaient leurs bouteilles de bière vides sur le plancher de ciment toutes les 2 minutes.  

Merci pour la belle soirée Jean et à bientôt!  

  

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